samedi 16 mai 2015

L'interview de Laëtitia Reynders

Bonjour et merci d’accepter de répondre à ces quelques questions
C’est un plaisir de répondre à ce type de sollicitation, même si, à la base, je suis assez discrète ;-)
Comment as-tu commencé à écrire? Qui te lisait au début ?
J’ai débuté, très jeune, je pense. Je tenais comme beaucoup d’ados, à l’époque un journal intime, puis 2, puis 3 , puis je ne sais plus combien. Déjà la frénésie de coucher des mots sur le papier m’avait gagnée. Puis un long moment d’abstinence avant de recommencer en 2004-2005 par la rédaction de petites histoires. J’ai ensuite participé à un concours de nouvelles que j’ai gagné et mes textes ont été publiés durant 5 semaines dans un grand magazine féminin. Pour le fun je me suis engagée dans la rédaction d’un roman qui a d’abord plu à mon mari et à ma meilleure amie, Annick. J’ai envoyé le livre à plusieurs maisons d’édition et j’ai connu la joie d’être éditée avec « Rouge Poison ».
Quel est ton genre favori ?
J’aime le fantastique, mais aussi parfois des thrillers ou suspenses.
Quel est ton processus créatif ? Qu’arrive-t-il avant que tu ne t’asseyes à écrire ?
Rien de bien spécial… Je m’assieds, c’est tout J En général je me base toujours sur quelque chose d’existant. J’aime, par exemple m’appuyer sur des légendes, des lieux, des situations relatées dans l’actualité. Je me documente beaucoup et chaque endroit décrit dans mes livres peut se retrouver aisément dans la réalité. Par exemple dans « Rouge Poison », tous les lieux de Bretagne existent. Les adresses sont réelles ainsi que les immeubles qui y sont relatés. Dans la « Gardienne du miroir », j’ai reçu les plans du château de Gombervaux et de la documentation complète dont les copies m’ont été envoyées par des associations qui restaurent l’édifice ou par des archivistes. Idem pour « Prisonnière d’une cage dorée » : la description des hôtels est fidèle à la réalité. Les rues de Dubaï existent vraiment et le bar de la république Dominicaine n’est pas de la fiction… Peut-être, même, que mes héros existent vraiment….
À quelle personne es-tu le plus à l’aise : à la première ou à la troisième personne ?
À la première personne. J’aime ! Je trouve que cela donne du rythme à l’histoire.
Quels écrivains admires-tu le plus ?
Patricia Cornwell, Diana Rowland, Kalyana Price, Maxim Chattam et dans les plus récentes : Cassandra O’Donnell, Georgia Caldera.

Qu’est-ce qui rend crédible un personnage ? Comment crées-tu les tiens ?
Je les pense, je me les imagine comme je les aime ou les déteste. J’essaye ensuite de faire transparaître leurs qualités et défauts. J’évite les personnages lisses (en tous cas je tente de le faire). J’apprécie aussi qu’ils aient de l’humour (même les méchants).
Au plus profond de ta motivation, pour qui écris-tu ?
D’abord j’écris pour me faire plaisir, égoïstement. Il se pourrait même que des écrits ne sortent jamais des tiroirs… Mais comme je suis très généreuse, à la base, je partage assez vite mes textes, pour autant qu’ils soient publiables !
Les avis (négatifs ou positifs) des lecteurs te servent-ils ?
Oui bien sûr. J’écoute, j’analyse et j’en tire les conclusions qui s’imposent. J’accepte la critique pour autant qu’elle soit constructive. L’attaque bête et méchante nourrie par la jalousie et l’envie ne me touche pas. Jusqu’alors j’ai été épargnée de ce genre d’attitude mais je l’ai vue pratiquée chez d’autres jeunes auteures et je trouve cela incorrect. Il faut quand même se rendre compte, que même si un texte ne plaît pas celui qui l’a écrit y a mis tout son cœur, son temps, ses espoirs. Rien que cela mérite déjà le respect ! Alors si quelque chose ne vous a pas plu, pensez que cela plaira peut-être à quelqu’un d’autre. Pourquoi donc incendier l’auteur ? Cela ne résout rien. Une critique argumentée, en « message privé » ne serait-elle pas plus intelligente ? Je dis cela…Je ne dis rien….
Partages-tu tes projets d’écriture avec une personne de confiance afin d’avoir son opinion ?
Oui et en priorité avec mon mari et cela durant toute la construction du livre, puis avec mon amie Annick, mon papa et ma belle-fille.
T’imposes-tu une discipline, en termes de calendrier, d’objectifs etc. ?
Pas vraiment. Je me mets assez vite la pression, mais tant mon mari que mon Éditeur est là pour me rassurer et me donner le temps nécessaire. Mais comme je suis une têtue, quand je me lance, je ne me relève que quand j’estime que j’ai terminé….
De quoi t’entoures-tu quand tu écris pour favoriser ta concentration ?
Du silence ! Pour me relire je tolère un fond musical, mais lorsque j’écris j’ai besoin d’un calme total…
Écris-tu sur écran, imprimes-tu souvent, corriges-tu sur papier...? Quel processus suis-tu ?
Un peu tout cela sans ordre bien particulier. A la base j’écris sur mon ordi (fixe ou portable), j’imprime afin de remettre le texte, pour avis, à mon mari qui ne supporte pas la lecture sur écran et souvent je note mes idées dans un petit carnet ou sur un bout de papier ….
Quelle a été ton expérience avec les maisons d’édition ?
Bonne(s) ! La première était un contrat semi compte d’auteurs et je n’ai pas été insatisfaite puisque l’Éditeur m’a fait participer à de beaux salons tels le salon du Livre de Paris et de Genève, au Festival du fantastique de Gérardmer etc. Par contre au niveau diffusion c’était très limite et j’ai dû quelques fois montrer que je ne me laisserais pas manipuler ! Oui, j’ai du caractère. Quant à l’autre Éditeur (Gil Éditions), tous mes contrats sont à compte d’édition. La diffusion s’étoffe de mois en mois, je participe à des salons chaque semaine (des festivals de renoms ou des plus familiaux) et j’ai d’excellentes relations avec toute l’équipe éditoriale.
Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?
Je termine l’écriture de mes deux trilogies, je crée en parallèle les histoires pour enfants (Valentin & Valentine) et je viens d’achever un scénario BD. Beaucoup d’autres choses sont en cogitation…
Le dernier mot est pour toi…
Je ne peux terminer sans remercier celles et ceux par qui je suis là, à savoir tous mes lecteurs et lectrices. C’est avec vous que j’écris mon histoire, celle d’une jeune (encore un peu) auteure qui touche du doigt son rêve en vivant sa passion, bien calfeutrée dans sa jolie bulle dont vous faites partie. Merci à vous et merci à toi Virginie pour cette jolie tribune. Bises.
Merci de t’être livrée à moi et aux lecteurs (acquis ou en devenir)

https://www.facebook.com/laetitia.reynders

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