samedi 1 mars 2014

L'interview de Liliane Cesari


Bonjour et merci d’accepter de répondre à ces quelques questions
Bonjour, Virginie.

Comment as-tu commencé à écrire ? Qui te lisait au début ?
J’ai commencé très tard. Pourtant, l’envie et le plaisir d’écrire me sont venus dès le lycée, mais je manquais d’assurance, de confiance en moi. Je me disais que je ne serais jamais capable d’écrire aussi bien que les auteurs que j’aimais lire. Alors j’ai gardé ce rêve au fond de moi, en me disant qu’un jour, plus tard, j’aurais ce courage, que je devais m’accorder du temps, ne pas brusquer les choses, attendre le bon moment. J’ai donc « mis en veilleuse » ma passion, pour « gagner ma vie », comme on dit. A la cinquantaine, l’envie a refait surface, un besoin de m’exprimer, de construire quelque chose à travers l’écriture. Ma décision était prise : j’écrirais des romans… De la fiction construite sur l’histoire… De la magie s’ouvrant sur la réalité du monde du savoir et de la connaissance… De l’imaginaire amenant à une réflexion sur le temps et l’intemporalité de la nature humaine… Par le biais de personnages passionnés, hors du commun, s’interrogeant sur leur propre destinée, cherchant à expliquer et à maîtriser leur environnement à travers leurs croyances, leurs cultures et leurs rites… Il m’a fallu quatre ans pour trouver un sujet qui corresponde à ce que je cherchais : une grande fresque mêlant mythologie, Antiquité et Histoire. Puis encore un an pour construire l’architecture, les « fondations » des douze volumes, et enfin deux ans pour écrire le premier tome des « Douze Elus de Zeus ». Je n’ai jamais osé faire lire mon premier manuscrit, le jugeant toujours trop imparfait, trop maladroit. N’étant jamais satisfaite à chaque relecture, je ne cessais de le relire, de le reprendre, de le corriger, sans jamais parvenir au résultat que je voulais. Parfois, je lisais à ma fille et à mon mari des passages que j’estimais à peu près acceptables. Mais jamais personne n’a lu dans son intégralité mon manuscrit avant qu’il ne soit publié. D’ailleurs, c’est par lassitude que j’ai arrêté mes corrections, et l’ai envoyé pour la première fois à des comités de lecture. Mais je n’en étais pas encore satisfaite.

Quel est ton genre favori ?
Sans conteste la littérature classique, le roman historique, les biographies de personnages historiques (pas des célébrités « people », j’en ai horreur). J’apprécie également la poésie de Baudelaire, les policiers de Simenon et d’Agatha Christie, les BD de Tintin et d’Astérix, quelques fantastiques du style « Des fleurs pour Algernon » de Daniel Keyes, ou « La machine à explorer le temps » de H.G. Wells.

Quel est ton processus créatif ? Qu’arrive-t-il avant que tu ne t’asseyes à écrire ?
Il faut d’abord que je « plante le décor » dans ma tête. Après avoir sélectionné une époque et des lieux, je lis tout ce que je trouve sur le sujet, jusqu’à ce que je sente mes personnages « vivre» en moi, en mouvement, en action, immergés dans leur culture, dans leur vie quotidienne, prisonniers de leur temps, de leurs croyances, de leur destin particulier. C’est la phase la plus difficile à vivre, celle de l’immersion, de l’appropriation des événements historiques et des mythes que je vais y intégrer, en même temps que mes personnages. J’ai besoin de « ratisser large » : je plonge dans les « classiques » bien sûr : l’Iliade et l’Odyssée, les Métamorphoses d’Ovide, les récits de voyage de Pausanias, Hérodote et ses Histoires, Apollodore… Puis des documents, des articles détaillés dans tous les domaines, que je trouve sur le site PERSEE, édité par le Ministère de la Jeunesse, de l‘Education Nationale et de la Recherche, Direction de l’Enseignement Supérieur, sous-direction des Bibliothèques et de la Documentation. Je consulte aussi beaucoup de sites sur l’histoire, sur l’antiquité et les mythes, des sites de tourisme aussi, pour les descriptions de paysages, ou mes propres photos ou souvenirs lorsque je décris des lieux où je suis allée, comme Delphes par exemple, que je décris dans un chapitre du tome 1, ARIES, la Mission de Chrysomallos. Cette « mise en condition » peut durer quelques jours, quelques semaines… Ou plus. C’est très frustrant, mais je dois en passer par là pour que l’inspiration vienne. Puis un jour, la première phrase du chapitre se forme dans ma tête. C’est le signal. L’intrigue coule sur le papier, l’action se déroule, mes personnages vivent, parlent, agissent, les paysages défilent… Ma documentation étalée sur mon bureau, j’écris. De temps en temps, comme je doute de ma mémoire, je consulte mes notes, et ma doc… Il me faut en général un mois pour écrire un chapitre, donc environ un an et demi pour écrire un tome.

À quelle personne es-tu le plus à l’aise : à la première ou à la troisième personne ?
À la première personne. Mais j’écris aussi à la troisième personne, selon mon ressenti du personnage, ou si cela me paraît plus approprié pour l’intrigue et le récit.

Quels écrivains admires-tu le plus ?
Albert Camus pour l’ensemble de son œuvre. Françoise Chandernagor. André Castelot pour son « Bonaparte », son « Napoléon », ses « Grandes heures des cités et châteaux de la Loir », et son « Histoire de la France et des Français au jour le jour », écrite en collaboration avec Alain Decaux. François Furet pour sa « Révolution ». Maurice Druon pour ses « Rois Maudits ». Jean M. Auel pour ses « Enfants de la Terre ». Ken Follet pour ses « Piliers de la Terre ». Umberto Eco pour « Le Nom de la Rose ». Katherine Pancol pour « Les yeux jaunes des crocodiles ». Dan Brown pour son « Da Vinci code »…

Qu’est-ce qui rend crédible un personnage ? Comment crées-tu les tiens ?
Pour moi, le personnage existe par ses passions, sa psychologie, ses actes avec leurs conséquences, ses croyances, ses faiblesses et ses forces, bref en exprimant sa nature profonde, qui reflète la condition et la nature humaines, immuables, intemporelles et permanentes quelle que soit l’époque à laquelle je le mets en scène. Ce qu’il ressent, ce qu’il vit, ce qu’il dit, ce qu’il fait, chacun de nous, à un degré plus ou moins prononcé, peut le ressentir, le comprendre, le vivre. Pour moi, l’important c’est d’interpeller cette part d’humanité, qui existe en chaque être humain, ces traits de caractère qui pourront apparaître familiers ou étrangers au lecteur, mais auxquels il pourra s’identifier, ou au contraire s’opposer, qu’il pourra critiquer ou approuver, mais qu’il concevra. L’important pour moi, c’est de faire naître une émotion, une réaction, un ressenti… C’est de rendre mes personnages attachants ou détestables ou effrayants… Bref, c’est de les rendre vivants et accessibles…

Au plus profond de ta motivation, pour qui écris-tu ?
Je ne sais pas trop. Ce qui est sûr, c’est que c’est d’abord un besoin personnel, un impératif. J’ai besoin de recréer, de réinventer un monde, une société, un univers « parallèle » en quelque sorte, peut-être par réaction contre les travers de la société actuelle… Pour en accepter (ou en supporter ?) les injustices, les inégalités, la superficialité, le pouvoir de l’argent, des medias, du paraître, la perte de repères et de valeurs… Me sentir libre malgré tout, dépasser ce carcan que constitue tout ce qui m’indigne et me révolte, me ressourcer à mon oasis personnelle, pour être capable de passer outre mon impuissance à lutter contre des moulins à vent, et d’apprécier les bons côtés de la vie et de ce monde imparfait, à la fois magnifique et terrible, dans lequel je vis… Dans lequel nous vivons… Et auquel il faut s’adapter du mieux possible. Mais c’est aussi le besoin d’exprimer une pensée, de la partager, de la faire comprendre… Le besoin d’être lue est aussi important que le besoin d’écrire.

Les avis (négatifs ou positifs) des lecteurs te servent-ils ?
Certainement. L’important pour moi, c’est que le lecteur m’ait lue jusqu’au bout, ce qui tendrait à prouver qu’il a trouvé un intérêt à la lecture. Même si les avis positifs font plaisir, rassurent et valorisent, je pense que les critiques – à condition qu’elles soient constructives – permettent d’avancer, de s’améliorer, de percevoir des aspects que je n’avais pas envisagés. En matière d’écriture, comme en toute chose, l’humilité et la tolérance sont de rigueur. L’humanité est faite de ressemblances et de différences, c’est ce qui fait sa richesse. Mais je pense qu’il faut savoir se préserver de ce que j’appelle les jugements systématiques, les « a priori » fondés sur l’air du temps, la mode, le sensationnel, la « loi du marché ». Bien sûr, on ne peut pas plaire à tout le monde, mais encore faut-il critiquer après avoir lu, et savoir argumenter ses affirmations. Or il est difficile de se faire lire, donc de se faire apprécier ou non et d’avoir des avis positifs ou négatifs, si l’on n’a pas un « nom » familier au public, ou une réputation déjà établie, ou un « sponsor » connu, ou un « parrainage » par le biais d’un réseau de connaissances qui puissent vous introduire dans le milieu très fermé de l’édition. Et comme l’on ne peut se faire « connaître » que si l’on est lue... CQFD !

Partages-tu tes projets d’écriture avec une personne de confiance afin d’avoir son opinion ?
Oui, avec mon mari, et avec ma fille Marion, qui a 22 ans. Lorsque j’en suis à la phase « lecture », j’ai besoin de leur en parler, de leur exposer mes hypothèses de travail, mes diverses options, mes hésitations, mes doutes… Cela m’aide beaucoup dans mes choix, surtout au début d’un tome, d’un chapitre, ou à des moments-clés de l’intrigue où j’hésite entre plusieurs directions : quelle bataille vais-je décrire, comment vont réagir mes personnages, dans quelle cité vais-je situer l’action, à quel moment… Leurs ressentis, leurs avis, leurs arguments, leurs remarques m’aident à me décider pour l’une ou l’autre solution. Et en général, c’est très efficace, surtout que la différence de génération me permet d’avoir deux visions des choses tout aussi intéressantes et enrichissantes.

T’imposes-tu une discipline, en termes de calendrier, d’objectifs etc. ?
Oui et non. Oui pour le cadre général. Vu l’ampleur de la tâche, j’ai besoin de savoir d’où je pars, et où je vais. Donc, les objectifs et le calendrier sont fixés et me servent de repères : douze volumes dont les thèmes sont déjà définis, à raison d’un tome par an environ. Je travaille 4h à 5h par jour en moyenne (en général le matin). Mais il n’est pas question de m’imposer un carcan d’obligations générateur de stress et d’angoisse, peu propice à l’inspiration et à la création. Car le syndrome de la « feuille blanche », c’est une réalité ! L’inspiration ne vient pas « sur commande ». Il faut savoir l’attendre, la reconnaître, l’apprivoiser et la saisir au bon moment. Parfois, certains jours, je n’arrive pas à écrire. Donc je n’écris pas. Je laisse « mûrir ». D’autres jours, les idées se pressent, se précipitent, les mots courent sur le papier, les phrases se forment et s’enchaînent… J’écris et je ne vois pas le temps passer. C’est « l’état de grâce », exaltant mais imprévisible. Il ne faut surtout pas le laisser échapper !

De quoi t’entoures-tu quand tu écris pour favoriser ta concentration ?
J’ai disposé deux bureaux à peu près en L. Sur le bureau où je travaille : toute la documentation du chapitre en cours, imprimée et classée par thèmes dans des pochettes transparentes, que je trie à leur tour en deux « tas » : les « lus » et les « à lire ». Mes lunettes (indispensables pour voir de près !). Sur les étagères, mes bouquins… A droite, mon imprimante laser noir et blanc. A mes pieds, sous le bureau, une tour. Face à moi, un écran 19 pouces, un disque dur externe pour mes sauvegardes, quatre boites à crayons, stylos, surligneurs, correcteurs, gomme, agrafeuses, ciseaux, trombones… Au-dessus de ma tête, une lampe de bureau. Sur le bureau de gauche, mon imprimante couleur, des ramettes de papier A4, un dictionnaire encyclopédique, encore des bouquins, des brouillons, des classeurs, des chemises cartonnées, du papier calque. Dans les tiroirs et compartiments fermés, un jeu de toners de rechange. Et surtout j’ai besoin de silence et de tranquillité.

Écris-tu sur écran, imprimes-tu souvent, corriges-tu sur papier...? Quel processus suis-tu ?
Oui, j’écris sur écran. Je n’imprime pas ce que j’écris. Je relis et corrige toujours sur écran. Ayant appris à taper à la machine à écrire dans mes jeunes années, je gagne un temps infini. De plus, comme je fais énormément de corrections, de reformulations, de reprises au fur et à mesure que j’écris, cela m’évite d’innombrables ratures. Et l’ordinateur me permet de « mettre de côté » certaines notes et informations qui me serviront plus tard, de les mettre en gras, en italique, surlignés de différentes couleurs…, de garder des « brouillons », des ébauches, des idées, d’autres pistes à suivre, si jamais l’intrigue que j’écris ne me satisfaisait pas au final… Par contre, j’imprime énormément de documentation, car je préfère la « travailler » sur papier, afin de l’annoter, de la classer et de pouvoir la consulter à tout moment, pendant que j’écris sur écran.

Quelle a été ton expérience avec les maisons d’édition ?
J’ai tenté ma chance auprès des maisons d’édition en 2009. En cherchant sur Internet, j’ai sélectionné une quinzaine de maisons d’édition dont le nom m’était familier : Flammarion, Gallimard, Robert Laffont, Grasset, etc… Tout en ne me faisant aucune illusion, je pensais – très naïvement - être lue par un Comité de Lecture, donc des professionnels qui m’auraient au moins donné leur avis sur un travail auquel j’avais tout de même consacré plusieurs années. J’ai donc imprimé et fait relier quinze exemplaires de mon manuscrit, préparé une lettre d’accompagnement comportant une brève biographie, la présentation de mon projet et un résumé d’ARIES, et expédié fin octobre les quinze plis en recommandé avec accusé de réception, accompagnés des enveloppes affranchies pour le retour du manuscrit (comme indiqué sur les sites des éditeurs). Puis j’ai attendu. Les premières à me répondre furent les éditions Grasset qui, au bout d’une semaine, m’avait renvoyé mon manuscrit sans un mot d’explication. Donc : réceptionné et renvoyé sans avoir été lu. Courant novembre et décembre, les retours accompagnés de lettres-types de refus se sont succédé. Seules les Editions Robert Laffont ont eu la correction de joindre une petite carte personnalisée, écrite à la main et signée, dont la teneur m’a donné à penser que la personne m’avait lue, avait apprécié cette lecture, mais n’était pas décideur en la matière. Vous pouvez deviner à quel point j’étais découragée, dévalorisée, et combien mon travail me paraissait nul et peu digne d’intérêt ! Aussi, je vous laisse imaginer mon euphorie lorsque, le 31 décembre 2009, je reçus des Editions Persée un contrat d’édition ! J’étais folle de joie ! Cependant, la teneur du contrat me surprit quelque peu : j’avais toujours cru que les éditeurs publiaient les livres à leurs frais, et se chargeaient de la diffusion, de la publicité et de la vente des ouvrages. L’auteur, quant à lui, recevait un pourcentage représentant la rémunération de son travail, autrement dit des « droits d’auteur ». Or, les éditions Persée me proposait un « contrat participatif » pour un tirage à 2000 exemplaires, que l’auteur devait financer à hauteur de 3 200€. Du coup, j’étais moins euphorique ! Je décidai donc d’attendre d’avoir reçu toutes les réponses des maisons d’édition avant de prendre une décision. J’ai espéré jusqu’au bout, mais toutes m’ont répondu négativement. Il me restait Persée, qui certes me faisait payer pour m’éditer, mais au moins, pensai-je, donnait une chance à mon ARIES d’être publié, diffusé, de faire l’objet de publicité, et d’être proposé à la vente dans des librairies… Donc, en mars 2010, j’acceptai ce sacrifice financier, et je signai avec Persée pour 18 mois. La première version d’ARIES parut en octobre 2010. Entretemps, j’avais entrepris la rédaction du tome 2, TAURUS. Or, il s’avéra que les éditions Persée n’assuraient aucune diffusion, aucune publicité. Mon livre ne fut disponible que sur les sites de vente par internet (Amazon, Fnac…), mais ne fut jamais présenté à la vente chez un libraire. Les seuls exemplaires vendus furent ceux que je vendis moi-même, après les avoir achetés aux Editions Persée (avec 40% de réduction), ce qui augmentait d’autant mon investissement initial. De plus, avec 300 exemplaires tirés, nous étions loin des 2000 annoncés. A 4€ de droits d’auteur HT par exemplaire, et à un prix de vente de 21€ (TTC), le calcul fut vite fait : à 300 exemplaires vendus, je n’avais même pas amorti la moitié des frais engagés… En juillet 2011, les Editions Persée m’informèrent que mon contrat ne serait pas renouvelé. Mon TAURUS étant déjà bien avancé, je décidai de ne pas baisser les bras. Il fallait que je retente ma chance. J’abandonnai TAURUS pour procéder à une nouvelle relecture d’ARIES. Avec le recul et la rédaction de TAURUS, j’avais enfin trouvé mon style et mon rythme. Je repris donc mon bâton de pèlerin, et remaniai entièrement le manuscrit d’ARIES, ce qui me prit trois mois. Puis je choisis de mieux cibler les maisons d’édition, en éliminant d’entrée tous les éditeurs du type « PERSEE » : cette fois, je ne débourserais pas un centime pour me faire publier. Forte de cette expérience, qui m’avait malgré tout permis d’intégrer une association d’écrivains : « Passions d’Auteurs », et de participer à des manifestations littéraires où j’avais pu vendre mon livre, je préparai mon offensive avec soin. Tout d’abord, je me plongeai dans un petit ouvrage format de poche, intitulé : « Se faire éditer, mode d’emploi », qui donnait quelques conseils, mais surtout listait par ordre alphabétique, sur 180 pages, des maisons d’édition, avec des détails sur leur ligne éditoriale, les contacts, les adresses où envoyer les manuscrits, comment les présenter, etc… Enfin, une précieuse mine de renseignements qui m’ont été très utiles. J’ai ainsi sélectionné d’après leur ligne éditoriale, cinq maisons d’édition susceptibles d’être intéressées, et leur ai proposé mon ouvrage accompagné d’une biographie, d’un bref synopsis des douze livres, et d’un résumé d’ARIES. Nous étions fin octobre 2011. En janvier 2012, je recevais un e-mail du Comité de Lecture des Editions Terriciaë, sises à Mouriès, dans les Bouches-du-Rhône, qui agréait mon ARIES, mais me demandait de changer le titre de la série, qui était « peu vendeur ». Je leur proposai donc « les Douze Elus de Zeus ». Et c’est sous ce titre générique que la deuxième édition d’ARIES a vu le jour en janvier 2013, en même temps que je terminais la rédaction du tome 2, TAURUS, la Génisse Sacrée, dont j’envoyai le manuscrit aux Editions Terriciaë. Sa parution est prévue fin mai ou juin 2013. Je ne sais pas si les lecteurs seront au rendez-vous, mais au moins, cette fois, je n’ai pas déboursé un centime, si ce n’est pour acheter moi-même mes livres afin de les vendre à mes amis et lors des manifestations organisées par l’Association.

Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?
Eh bien, j’ai entamé le tome 3 des « Douze Elus » : « GEMINI, les Dioscures », dont l’intrigue se situe en Grèce antique, bien sûr, à l’époque des Guerres Médiques, mais aussi au XVIème siècle, à l’époque de Pedro Alvares Cabral dont l’expédition partit en 1500 de Lisbonne pour rejoindre Calicut, en Inde, et qui en chemin découvrit le Brésil. Lors de ce voyage, nous ferons aussi escale à Madagascar, pour y découvrir l’histoire des jumeaux de Mananjary, les coutumes malgaches et les fady ancestraux qui frappe la naissance de jumeaux... Pour en savoir plus, il faudra lire GEMINI !

Le dernier mot est pour toi…
Je tiens à remercier Virginie pour m’avoir permis de m’exprimer, et de donner un éclairage plus personnel sur mes livres… Ecrire, c’est ouvrir une porte secrète sur soi-même, même si l’on n’en a pas conscience, même si l’on ne parle pas directement de soi ni de sa vie. J’ai été surprise de me « découvrir » à travers le regard de mes amis, lecteurs attentifs qui m’ont révélé cette part ignorée de moi-même que j’avais bien involontairement dissimulée dans certains passages d’ARIES, mais qu’eux ont su découvrir et décrypter !

Merci de t’être livrée à moi et aux lecteurs (acquis ou en devenir)

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