samedi 23 janvier 2016

L'interview d'Azel Bury



Bonjour et merci de m'accueillir si gentiment sur ce blog.
J'ai toujours voulu écrire, j'ai toujours aimé les écrivains en herbe. En 2008, j'ai monté une association d'auteurs autoédités. À l'époque, on n'utilisait pas les Ebooks, ça existait déjà mais personne n'en vendait ! Nous voulions donc publier nos livres sous format papier, afin de les vendre sur internet, en librairie et salons divers. Etant totalement novice en la matière, il me fallait tester l'impression à la demande qui était très récente elle aussi. Mais je n'avais pas de livres à disposition ! Il me fallait donc tester les logiciels de mise-en-page, la création de couverture, et surtout l'impression, avec un livre test. Ce livre, je l'ai écrit en trois mois. C'était « La Femme qui tua Stephen King », une parodie humour noir, qui fut donc le premier livre imprimé de cette petite maison d'édition associative (qui n'existe plus, malgré les 40 autres livres qui ont suivi les années suivantes). Mes premiers lecteurs furent donc mes amis auteurs de l'association et les fans de Stephen King en majorité !
Ceci est pour la petite histoire.
J'ai véritablement commencé à écrire en 2014, en tombant par hasard sur l'excellentissime MOOC (Massive Open Online Courses = formation en ligne ouverte à tous) intitulé : « Écrire une œuvre de fiction », sur la plateforme Draftquest.fr. Aux manettes l'excellent David Meulemans nous a donné l'envie et les moyens d'écrire et surtout d'achever une œuvre. À la fin de la seconde édition de ce MOOC, j'ai gagné avec mon premier jet le troisième prix du concours « DraftQuest Librinova ». Quatre mois plus tard j'achevais mon roman « La Baie des Morts » et le publiais sur la plateforme « Librinova ». Cette expérience enrichissante m'a vraiment donné l'envie de continuer et de me professionnaliser dans l'écriture. J'ai donc continué à écrire. J'encourage tout le monde a participé au MOOC la 4e édition démarre le 12 janvier pour 12 semaines de folies et de bons conseils. (http://www.draftquest.fr/moocs/)
Je lis les romans noirs, les polars, les thrillers et le fantastique principalement. Ainsi que mes amis auto-édités.
En écriture, j'ai deux préférences : Le thriller fantastique et la romance prude. (oui, oui, c'est un genre nouveau !) Je m'éclate à échafauder des grands plans et de belles histoires bien tordues pour les thrillers, en y passant quelques mois de transpiration et de travail, et j'adore écrire très rapidement des petites romances toutes tendres pour me changer les idées.

L'histoire s'invente bien avant l'écriture… J'y pense des mois avant. Puis j'utilise deux méthodes : la méthode architecte pour les thrillers et la méthode jardinier pour les romances et nouvelles. J'écris beaucoup et régulièrement. Pendant que j'écris, je ne lis pas. Certains ont besoin de se « nourrir » de lecture pendant le processus créatif, ce n'est pas mon cas, hormis la lecture de documentations utiles à l'élaboration de l'histoire bien sûr. J'essaie d'écrire une heure par jour minimum, mais la machine est en marche 24h/24 dans la tête...
Je suis à l'aise avec la première personne. Même avec plusieurs personnages, je n'utilise quasiment que la première personne. Un auteur pour moi doit être un acteur avant tout. Je dois jouer mentalement, telle une actrice, tous les personnages de mes romans pour que dans ma tête la musique des mots se fasse.
Stephen King, James Ellroy, Umberto Eco et quelques dizaines d'autres, en fait… des storytellers principalement. Mais aussi mes compagnons de MOOC, comme Anne-Cerise Luzy, Lynda Guillemaud, Max Alaric, Marilyse Trécourt, Marie Berchoud, et quelques autres, tous édités ou auto-édités, avec qui j'entretiens des relations amicales ou passionnées, de travail et d'entraide. On se soutient depuis 2014 sans faillir. Puis bien sûr tous mes amis auteurs que je fréquente sur Facebook, et dont j'ai apprécié les œuvres, comme Catherine Lang, Alain Bosc, Cetro, Kristen River, Philippe Saimbert, Patrick Bouchet, Sylvain Desvaux, Matthieu Biasotto, John Renmann, Caroline Plouffe, Marie Dominique Sabatier, Sara Greem etc etc, pardon de ne pas tous vous citer mais vous êtes si nombreux !

Je dirai que ce qui rend crédible un personnage c'est sa capacité à vivre de lui-même… Je crée les miens en imaginant croiser des inconnus dans la rue, que je vais fréquenter de plus en plus, qui vont me raconter des choses, et avec qui je vais avoir envie de parcourir un bout de chemin. Ce sont des compagnons de route. À la fin du premier jet, je les connais assez bien pour enfin faire une fiche personnage pour chacun d'eux, avec leurs traits de caractère, leurs manies, etc… Ils sont enfin vivants ! Mes personnages sont bavards, cela facilite les choses...
Pour qu'on me lise. Je n'ai jamais eu le truc de l'écrivain qui écrit pour lui-même ou qui a un message à transmettre… Bien sûr dans chacun de mes récits, il y a forcément un peu de moi, mais ce sont des récits et pas des autobiographies, donc j'écris pour raconter des histoires aux gens ! Et aussi parce que je ne sais faire que ça…
Les positifs : toujours ! C'est tellement agréable d'avoir réussi à choper le lecteur, son intérêt, à lui donner une émotion, un moment d'évasion, une réflexion… ça permet de continuer… d'être serein et d'avoir moins de doutes.
Les négatifs : quand ils sont bien argumentés et qu'ils portent sur un point précis du récit, je les accepte et d'ailleurs en général je connais mes failles. Les commentaires négatifs ne me feront pas recommencer un livre, surtout quand il est déjà publié… ! Ceci dit : j'écris pour ceux qui aiment, et pas pour faire plaisir à ceux qui de toute façon trouveront toujours des défauts. Il n'y a pas de mauvais livres parce que chaque livre trouve ses lecteurs mais il y a aussi parfois des lecteurs qui se sont trompé de rayons dans la librairie, voilà. Je ne comprends pas le cheminement mental du commentaire négatif : pourquoi perdre son temps et son énergie avec quelque chose qu'on n'aime pas… C'est un grand mystère pour moi ! Les commentaires du style : « ah c'est pourri, auteur nul, histoire à jeter » ne m'apportent absolument rien. Ils sont blessants et parfois c'est volontaire de la part de la personne qui commente… J'ai eu cet été une étrange expérience avec un auteur jaloux qui m'a critiquée tant et plus dans son blog, et plusieurs fois d'affilée. Je lui ai demandé d'arrêter de parler de mon livre s'il ne l'aimait pas, mais il a continué… je n'ai pas compris sa démarche. Qu'on fasse une critique d'accord, mais qu'on s'acharne sur un auteur et son livre alors qu'on est auteur autoédité soi-même, j'ai trouvé ça dégueulasse, il faut bien dire. M'enfin c'était sa façon de faire, grand bien lui fasse, alors j'ai préféré l'ignorer et passer outre. Je préfère lire et apprécier de bonnes critiques, que perdre mon temps avec ce genre d'individu qui n'amène absolument rien que de l'aigreur et de la méchanceté gratuite. Le monde des auteurs n'est pas toujours rose.

Mon compagnon est mon premier lecteur. Son avis compte beaucoup ! Et bien sûr quelques-uns de mes compagnons de MOOC. Il m'est aussi arrivé de publier sans que personne n'ait jamais lu le livre avant.
Oui je veux écrire minimum trois romans par an. Un « gros » et des petits pour me faire plaisir et décompresser à côté du gros œuvre ! J'écris tout le temps, toute l'année. C'est devenu un véritable métier.
Le silence, le silence, et le silence ! J'ai essayé la musique mais ça ne marche pas trop avec moi…
J'écris sur écran, sur Scrivener pour le premier jet, et je passe sur OpenOffice pour les réécritures du premier jet et les corrections avec Antidote. Je n'imprime quasiment jamais.

J'ai eu une maison d'édition associative donc je sais comment ça fonctionne. Personnellement, j'ai envoyé mon manuscrit de « La Baie des Morts » à trois maisons d'éditions qui acceptent les tapuscrits par mail. Je n'ai jamais envoyé de manuscrit imprimé. J'ai eu une réponse négative mais très encourageante (Très bien écrit mais le fantastique n'étant pas dans la ligne éditoriale) ou pas de réponses. « La Baie des Morts » est dans le programme « en route vers le papier » chez « Librinova », qui est donc mon « agent littéraire »... On verra bien ce que le temps nous réserve ! Pour les autres livres je n'ai même pas tenté la maison d'édition. Je crois que l'auto-édition me convient bien pour le moment.
Je travaille sur deux projets : la suite de « La Baie des Morts » : « Orisha Song », un suspense fantastique, et une romance qui n'a pas encore de titre.
MERCI pour toutes ces questions qui font réfléchir à ses propres motivations et à son parcours dans l'écriture ! Et pardon pour la longueur des réponses !

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