mercredi 16 décembre 2015

L'interview de Léna Jomahé



Bonjour et merci à toi d’avoir eu envie d’en apprendre un peu plus sur moi.
J’ai commencé à écrire dans ma tête il y a très longtemps. J’ai débuté des centaines de romans juste en pensée. Mais je me suis réellement lancée en mai 2013. J’étais en période d’inactivité professionnelle et je me suis dit que c’était le bon moment. Au début il n’y a que ma sœur et quelques copinautes qui me lisaient, ce sont d’ailleurs elles qui m’ont poussée à envoyer le manuscrit en maison d’édition.
Alors ce n’est pas un genre, mais deux. La Dystopie et l’Urban Fantasy. J’étais en premier lieu, lectrice de ces deux genres, et je me retrouve aujourd’hui auteur de ces deux genres. La saga « Les Oubliés » (édition Plume Blanche) pour la Dystopie et celle de « La Sorcière Rouge » (édition Valentina) pour l’Urban Fantasy.
Déjà il faut que j’aie l’esprit libéré de tout le reste (enfants, maison, travail), si je pense à autre chose, il va être beaucoup plus difficile et plus long pour moi d’arriver à écrire. Ensuite je me prépare un thé et je m’isole dans mon bureau, dans le noir, avec la musique. En général je relis le dernier chapitre écrit, et c’est parti.
Mes deux premiers romans me sont venus naturellement à la première personne, l’un au présent, l’autre au passé. Le nouveau roman sur lequel je travaille en ce moment m’est venu au passé et à la troisième personne. Je ne sais pas si je préfère l’un ou l’autre, c’est différent. J’aime le fait de pouvoir passer d’un personnage à l’autre lorsque j’écris à la troisième personne et j’aime la proximité, le côté plus intimiste de la première personne. Finalement je crois que le choix se fait naturellement en fonction de l’histoire et des personnages.

J’admire énormément JK Rowling. Quand on connait son histoire… ce qu’elle a réussi à créer est formidable. Son univers et l’un des univers livresques que je préfère. Mais il y a tellement d’auteurs, tellement de livres, d’histoires, qui m’ont emportée que je pourrais en citer plein d’autres.
Il faut que mes personnages ressentent… je suis quelqu’un d’hypersensible, d’hyperémotive, je le cache très bien maintenant grâce à l’humour notamment, mais au fond de moi je suis un bouillon de sentiments et je suis sans cesse en train de décoder ce que je ressens. Du coup, lorsque j’écris, j’aime avant tout décrypter les sentiments de mes personnages, les détailler, c’est pour moi ce qui les rend humains. Pour ce qui est de leur création, je ne sais pas… la plupart de mes personnages principaux s’imposent à moi, je les vois littéralement devant moi avec leurs caractéristiques physiques et leur personnalité, je n’ai plus qu’à les décrire. Les personnages secondaires sont plus réfléchis, ils servent la cause des personnages principaux et ont souvent une très grande importance dans le déroulement de l’histoire, sans que ce soit évident dès le départ. Du coup je les construis en amont, avant même de les rencontrer à l’écrit.
Avant tout pour moi. J’ai besoin d’écrire, cela me libère de pas mal de tensions. Je ne veux pas « devoir » écrire, je ne veux pas que ça devienne une obligation. J’écris pour me faire plaisir, ensuite j’essaie d’en faire quelque chose qui pourrait plaire.
Les avis des lecteurs sont bien entendu importants. C’est toujours un vrai plaisir de toucher les gens, de plaire, de susciter des réactions. Comme tout bébé auteur (enfin je suppose) j’ai guetté les premiers avis, le cœur battant, les mains tremblantes. Lorsque l’avis est bon c’est une libération… lorsqu’il l’est moins… et bien… on le lit… on le relit… on analyse ce qui est dit, on cherche à comprendre. Lorsque la critique est constructive on prend note pour la suite. Après, un roman ne peut pas plaire à tout le monde. En termes de retour je n’ai pour le moment du recul que sur « Les Oubliés ». Je sais que quelques lecteurs n’ont pas forcément apprécié le côté relationnel de mes personnages. J’ai bien compris leur point de vue, ce n’est pas pour autant que j’aurais fait différemment. Pour moi c’est ce côté-là qui les rend humains à mes yeux et c’est comme ça que je les aime.
Oui, je partage mes projets avec quelqu’un… avec qui ? c’est top secret, si je te le dis je devrais te tuer ;-) . Il se reconnaitra et je le remercie de me pousser toujours plus en avant et de croire en moi.
Humm comment dire… je n’ai jamais été une grande fan des emplois du temps, des délais, etc. Je m’impose avant tout de mener un projet à son terme. Après peu importe le nombre de mois que ça prendra.

De musique et d’une pièce sombre. Je déteste écrire en plein jour. Ne me demande pas pourquoi, je ne sais pas. La musique quant à elle me permet de me connecter à l’émotif, de créer l’atmosphère dont j’ai besoin.
J’écris sur écran, je corrige sur écran. Ma part écolo m’interdit d’imprimer mes manuscrits.
Pour le moment je dois dire que je n’ai pas à me plaindre. Mes deux maisons d’édition ont beau être de petites maisons d’édition, cela n’empêche pas mes éditeurs d’être professionnels et d’avoir envie de publier des ouvrages de qualités.
Je travaille sur deux projets en parallèle. Le deuxième tome des « Oubliés » (qui s’intitulera « Jour Un ») et « Edénalia », un nouveau roman dystopique. Ce sera un one-shot mais vu que j’ai un peu du mal à me limiter, il devrait être assez gros. Après ça ce sera le deuxième tome de « La Sorcière Rouge », et certainement un nouveau projet à base de Zombies et de truc un peu dégueu qui tourne en ce moment dans ma tête.
Je te remercie de m’avoir proposé cet échange, c’est toujours un plaisir de se livrer un peu plus. J’en profite également pour remercier les lecteurs qui me suivent chaque jour de plus en plus nombreux. J’espère sincèrement que vous passerez un bon moment en me lisant et que mes histoires vous permettront de vous évader et de rêver. Bisous à tous.

http://www.facebook.com/lenajomahe http://www.lenajomahe.com/ http://twitter.com/LenaJomahe

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire