samedi 25 avril 2015

L'interview d'Éric Oliva

 
Bonjour et merci d’accepter de répondre à ces quelques questions
Je t’en prie. C’est toujours un moment agréable de donner sa propre expérience.
Comment as-tu commencé à écrire? Qui te lisait au début ?
J’ai commencé il y a un douzaine d’années, mais avec une grosse coupure entre le début et le moment où j’ai sorti mon premier roman en autoédition.
Quel est ton genre favori ?
Je dirais que j’ai un faible pour les romans d’aventures et les policiers. Il m’arrive de lire des Thrillers, mais ce n’est pas chose commune.
Quel est ton processus créatif ? Qu’arrive-t-il avant que tu ne t’asseyes pour écrire ?
Je n’ai pas de processus particulier. J’écris, la majeure partie du temps, le soir ou les week-ends et c’est quand j’en ressens le besoin, ou quand ça peut aussi être nécessaire. Lorsque je commence un manuscrit, j’avance assez rapidement, et dans ce cas, j’écris très régulièrement. Parfois avec une trame, d’autrefois sans, je laisse juste aller les idées et je relis et modifie plus tard.
À quelle personne es-tu le plus à l’aise : à la première ou à la troisième personne ?
Sans équivoque à la troisième personne. Mon dernier « Chroniques d’une vie de flic » qui vient tout juste de sortir aux Éditions Sudarènes l’a été à la 1ère personne, puisque j’y raconte ma propre expérience policière, et je me suis aperçu que je n’étais pas du tout à l’aise avec cette façon d’écrire et avec l’emploi du passé simple.
Quels écrivains admires-tu le plus ?
Sans contexte Clive Cussler, puisque c’est celui qui m’a donné envie de poser des mots sur du papier (bien que j’écrive sur un ordinateur), mais il y a également des auteurs comme Fred Vargas, Michael Connelly ou Chattam (bizarrement ce ne sont que des thrillers…il faut dire que je lis très peu…)
Qu’est-ce qui rend crédible un personnage ? Comment crées-tu les tiens ?
Un personnage est rendu crédible par l’intensité des émotions que l’auteur arrive à lui donner. Je crois que, dans ce domaine, il n’y a pas de mystère, on se rappelle des personnages parce qu’ils ont fait passer quelque chose, que ce soit du plaisir, du désir, de la haine, ou de la peur. Personnellement, j’essaie, autant que faire se peut, de les faire vivre au plus près de la réalité. C’est un exercice qui ne m’est pas tellement difficile à réaliser puisque mes personnages sont souvent teintés de faits réels, je n’ai donc qu’à m’appuyer sur ce que je vis ou sur les hommes et les femmes avec qui je travaille au quotidien.
Au plus profond de ta motivation, pour qui écris-tu ?
Seulement pour le lecteur. Lui donner du plaisir à chaque page. Le promener où je veux et lui montrer ce que je veux qu’il voit. Sans l’abrutir de descriptions, je n’en donne qu’un minimum pour laisser l’imaginaire faire le reste, mais tout en le dirigeant pour qu’il n’aille pas n’importe où. Mes romans étant collés à la réalité de ce que vit un flic chaque jour, je n’ai pas besoin d’aller très loin pour chercher ma motivation.
Les avis (négatifs ou positifs) des lecteurs te servent-ils ?
Ils sont indispensables et pour ma part, avant d’avoir les avis des lecteurs, j’ai celui de mon comité de lecture. Un petit groupe qui me lit au fur et à mesure que j’écris. Ça me permet de pouvoir rectifier durant l’histoire et ne pas avoir à reprendre de longues scènes. (ce qui m’arrange, car je suis un peu fainéant…).
Partages-tu tes projets d’écriture avec une personne de confiance afin d’avoir son opinion ?
Je crois avoir déjà répondu à cette question du coup… ;-)
T’imposes-tu une discipline, en termes de calendrier, d’objectifs etc. ?
Non, j’ai plusieurs projets en cours. Des romans qui vont être repris par ma maison d’édition ou qui viennent de l’être, ainsi qu’un manuscrit qui concoure pour un prix. J’essaie de ne pas trop en faire, car avec le métier que j’exerce, j’ai tout de même besoin d’un peu de temps pour poursuivre procédures, surveillances et filatures.
De quoi t’entoures-tu quand tu écris pour favoriser ta concentration ?
Du silence et de café. Je suis totalement incapable de poser une seule ligne si le silence n’est pas total. Lorsque je vois certains auteurs qui écrivent avec des écouteurs sur les oreilles et de la musique qui en sort, je les admire. C’est pour cela que j’écris généralement la nuit. Le café étant purement par goût et non pas pour rester éveillé…
Écris-tu sur écran, imprimes-tu souvent, corriges-tu sur papier...? Quel processus suis-tu ?
Je n’écris que sur écran, un petit mac que j’emporte où que j’aille. Je n’imprime jamais avant que le corpus soit terminé et je relis un ou deux paragraphes chaque fois que je reprends l’écriture. Une fois que ceux-ci sont rectifiés, je continue d’écrire et ainsi de suite. Ce n’est qu’à l’issue d’avoir posé le mot fin que j’imprime, que je relis et que je fais les dernières corrections.
Quelle a été ton expérience avec les maisons d’édition ?
J’ai eu la chance de trouver une maison d’édition assez rapidement après mon second roman. Avant cela, j'étais en autoédition comme de très nombreux auteurs. Je m’y sens plutôt bien. Même si celle-ci n’est pas une grosse maison, elle commence à s’implanter correctement dans le milieu difficile de l’édition et j’ai la possibilité de participer à de nombreuses séances dédicaces. Il ne lui manque plus qu’un bon réseau de distribution, quelques auteurs qui sortent du lot, et le tour sera joué.
Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?
Je travaille sur un projet à quatre mains, un policier/thriller qui se passe au 12ème siècle, j’ai mis en route il y a quelques mois un roman qui se passe dans la région lyonnaise et que je dois poursuivre et je travaille également sur des synopsis destinés aux maisons de production avec mon ami Marc La Mola.
Le dernier mot est pour toi…
Le dernier mot, c’est Fin il me semble, mais avant de le poser, je tenais à remercier toutes mes lectrices et mes lecteurs qui me suivent depuis que j’ai commencé. Je m’aperçois, et cela de plus en plus flagrant avec les nouveaux opus qui sont édités, que nombre d’entre eux attendent les nouveautés avec impatience. Comme de très nombreux auteurs, je ne me considère pas comme un écrivain, j’aime poser des mots sur du papier et donner des sentiments en le faisant. Je pense qu’avec « Chroniques d’une vie de flic » j’ai réussi ce pari. Même s’il reste un roman « simple », ni policier, ni thriller, plus un témoignage qu’autre chose, il est empreint de toute cette émotion que les flics emmagasinent au plus profond d’eux même et qui quelquefois les fait basculer.
Du soleil vers l’enfer ayant été primé l’année dernière, j’espère que les prochains seront du même acabit.
Merci de t’être livré à moi et aux lecteurs (acquis ou en devenir) 
 
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