mercredi 3 décembre 2014

L'interview d'Annie Quintin



Bonjour et merci d’accepter de répondre à ces quelques questions
Merci à toi de m'offrir cette opportunité!
Comment as-tu commencé à écrire? Qui te lisait au début ?
J'écris depuis l'adolescence. Ce sont mes amies qui ont été mes premières lectrices. Je leur refilais mes textes pendant les cours au secondaire.
Quel est ton genre favori ?
Ce que j'écris se situe dans la grande catégorie de la "chick lit". Par contre, ce n'est pas un genre que j'aime lire. Lorsque je lis, je ne recherche pas un genre particulier si ce n'est que je cherche du réalisme et de la cohérence. Il faudrait me tordre un bras pour que je lise du Fantastique ! J'aime les « page turner », les personnages particuliers ou attachants et les écritures qui ont de la verve. Je déteste les longueurs et les longues descriptions. Je suis ce qu'on appelle une lectrice paresseuse. Il faut que ça bouge, sinon il faut que la plume de l'auteur m'accroche.
Quel est ton processus créatif ? Qu’arrive-t-il avant que tu ne t’asseyes à écrire ?
Je me laisse inspirer par la musique, surtout la musique mélancolique et planante. Je suis obsédée des "playlists" et toujours à la recherche de la chanson qui accompagnera telle scène ou tel personnage.
À quelle personne es-tu le plus à l’aise : à la première ou à la troisième personne ?
Jusqu'à maintenant, j'ai écrit à la première personne, mais j'ai l'intention de varier les styles de narration et de continuer d'explorer dans mon écriture.
Quels écrivains admires-tu le plus ?
Je lis plusieurs auteurs et il n'y a pas un écrivain que j'admire plus que les autres. Je dirais par contre qu'en date d'aujourd'hui mon top 3 chez les auteurs québécois est : Geneviève Jannelle, Suzanne Lemyre et Matthieu Simard. Ce sont justement des auteurs qui ont de la verve. En plus, ils sont hyper sympathiques.
Qu’est-ce qui rend crédible un personnage ? Comment crées-tu les tiens ?
C'est justement la question que je me pose puisque j'en suis à découvrir de nouveaux personnages ! Il y a cinq ans quand j'ai commencé « Désespérés s'abstenir », j'ai fait des recherches de significations de prénoms et des trucs de numérologie pour avoir un personnage de base. Avec ça, j'extrapole et crée une petite bible pour chaque personnage. J'écoute des paroles de chansons, je laisse les personnages me parler (c'est une peu schizophrénique d'être auteur...) Je les mets dans diverses situations et je les observe se débrouiller et apprendre à nager.
Au plus profond de ta motivation, pour qui écris-tu ?
Je ne sais pas trop... Je dirais que j'écris davantage pour un lectorat féminin, sinon pour des gars qui ont le sens de l'humour et qui ne sont pas machos. Je n'écris pas en ayant ma mère en tête en tout cas !
Les avis (négatifs ou positifs) des lecteurs te servent-ils ?
Je pense que les deux types d'avis sont importants. Nous (les auteurs) avons besoin de commentaires positifs et de lecteurs enthousiastes pour nous motiver et nous donner un petit « humpf » en cas de panne d'inspiration. Il faut aussi trouver des lecteurs qui sont capables de nous dire la vérité tant que le tout est fait avec bienveillance et constructivisme. L'expérience m'apprend aussi qu'il faut aussi savoir en laisser un peu. Il n'est pas possible de plaire à tout le monde.
Partages-tu tes projets d’écriture avec une personne de confiance afin d’avoir son opinion ?
J'ai plusieurs amies auteures avec qui je peux discuter de mes projets. Il y a aussi mon entraîneuse au gym à qui je raconte tout ça. Mon entraînement se passe beaucoup mieux et je ne me rends pas compte que je fais des efforts!
T’imposes-tu une discipline, en termes de calendrier, d’objectifs etc. ?
De la discipline ? Oh la la ! C'est bien mon problème. Mon inspiration est à « ON » ou à « OFF ». Par contre, quand je m'y mets, ça décolle. Le meilleur moyen que j'ai trouvé pour être plus productive est la technique Pomodoro qui consiste à mettre une minuterie et à travailler uniquement sur notre projet pendant 25 minutes sans interruptions. Mais pour ce qui est d'avoir de la discipline, un calendrier et des échéances ? Nah. J'aime bien avoir la liberté d'écrire quand je veux et quand je peux. Si j'étais auteure à temps plein, ça serait bien différent, mais avec mon travail d'enseignante, je fais ce que je peux.
De quoi t’entoures-tu quand tu écris pour favoriser ta concentration ?
De la musique, tout plein de musique et une couverture chauffante l'hiver.
Écris-tu sur écran, imprimes-tu souvent, corriges-tu sur papier...? Quel processus suis-tu ?
J'écris directement à l'ordinateur, mais souvent j'écris des bouts de dialogue à la main quand je suis dans le métro. C'est d'ailleurs en écrivant à la main que j'ai l'impression de mieux communiquer avec mes personnages, comme si je n'étais qu'un canal qui veut transmettre leurs mots.
Quelle a été ton expérience avec les maisons d’édition ?
Je suis fière d'être publiée chez VLB éditeur. C'est une maison qui sait se mettre au goût du jour, se renouveler et innover. Ceux qui y travaillent sont là pour les bonnes raisons et ont le livre et la littérature à cœur.
Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?
J'en suis à l'écriture de mon troisième roman qui met en scène d'autres personnages que dans « Désespérés s'abstenir » et « Cher trou de cul ». 
Merci de t’être livrée à moi et aux lecteurs (acquis ou en devenir)
Merci à toi pour cette entrevue, Virginie ! Longue vie à ton blogue !
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