samedi 21 mai 2016

L'interview de Isabelle Lorédan



En étant jeune, j'écrivais secrètement. Jusqu'au jour où ma mère a fouillé mes affaire et m'a lue. J'ai alors tout détruit et n'ai recommencé qu'il y a un peu plus de 10 ans sur un forum internet. Là, on m'a dit que je devais continuer et tenter l'édition.
En écriture, mon registre de prédilection est l'érotisme (j'y compte une grosse dizaine de publications de nouvelles). En lecture, j'affectionne les polars.
Je ne sais pas m'astreindre à écrire régulièrement. Quand je me mets au clavier, c'est que l'histoire m'a investie et veut sortir. Dans ces cas là, je peux écrire très vite et des chapitres entiers d'un coup.

Avec les deux. Tout dépend du type d'histoire que je veux raconter. Et l'emploi de la première personne n'est en aucun cas significatif d'une réalité quelconque des faits.
En érotisme, Régine Deforges et Françoise Rey, qui ont ouvert la voie de ce registre aux femmes. Pour le reste, ça va de Stendhal à Stephen King...
Il faut s'investir dans le personnage pour qu'il soit crédible. Ressentir ce qu'il ressent au moment où on narre les faits. Un peu de la même façon qu'un acteur habite son rôle, un auteur doit habiter ses personnages. Sinon, c'est fade et le lecteur ne ressentira rien.
Pour moi, parce que le moment de l'écriture est quelque chose de très fort. Après, écrire et publier c'est aussi avoir envie de partager avec les autres.

Si ils sont constructifs, oui. Dans le cas contraire, je préfère les ignorer.
Bien sûr. J'expose mon idée, je vois si ça suscite du désir ou pas. Et j'aime avoir des avis de lecteurs bêta avant d'envoyer mes textes à des éditeurs, ne serait-ce que pour savoir si ils fonctionnent bien. Je tiens également compte des remarques éventuelles et peux modifier mon texte en fonction, si cela me semble justifié.
J'essaie, mais comme écrit plus haut, j'ai beaucoup de mal à me contraindre à l'écriture... Et j'ai aussi de moins en moins de temps libre, ce qui n'aide pas.

Rien de particulier si ce n'est mon paquet de cigarettes, mon cendrier, ma tasse à café et ma cafetière. Et je mets le téléphone en silencieux pour ne pas être dérangée.
Je ne sais écrire qu'au clavier. Par contre, je ne vois pas ou peu mes fautes à l'écran, donc oui, j'imprime souvent afin de corriger (c'est un peu moins vrai depuis que j'ai le correcteur pro qui va bien sur mon pc, mais la lecture papier reste la dernière étape avant validation).
Jusqu'à présent, très bonne. J'ai démarré dans des recueils collectifs de nouvelles aux éditions Blanche et à la Musardine, où mes textes ont très vite été bien accueillis. Ensuite, j'ai poursuivi l'aventure avec des éditeurs numériques comme Dominique Leroy ou Harlequin HQN.
J'ai finalisé un texte qui est paru pour Pâques dans le second recueil de nouvelles d'un collectif d'auteurs francs-comtois, Les Trousseurs Textuels, qui s'intitule « 7 à Pâques ». Il est disponible au téléchargement gratuitement. J'ai également en chantier depuis des lustres un projet de roman qui est bien avancé mais pour lequel je manque cruellement de temps. Enfin, un recueil papier de mes nouvelles érotiques parues en numérique devrait arriver en mai, sous le titre « Épanouissantes contraintes ».

Je serai présente sur divers salons francs-comtois, comme Texte et Bulle à Damparis (39) les 21 et 22 mai 2016, ou le Salon des auteurs de la Foire aux Livres de Belfort (90) les 22 et 23 octobre 2016. C'est pour moi l'occasion de rencontrer et échanger avec mes lecteurs, et j'adore cela. Toute l'actualité de mes rencontres et dédicaces est dans la rubrique « Agenda » de mon blog.

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