samedi 12 septembre 2015

L'interview de Marc La Mola


Je t'en prie, c'est un grand plaisir.
En fait j'ai toujours écris. Tout jeune j'aimais déjà les mots et mes rédactions et dissertations étaient toujours plus longues que celles de mes camarades. Par la suite et logiquement j'ai mis sur le papier mes états d'âme et ils sont devenus aujourd'hui des livres.
Au début je me refusais à faire lire ce que j'écrivais mais ce sont les femmes de ma vie qui ont toujours été mes premières lectrices.
J'ai commencé l'écriture par des choses noires, sombres comme l'étaient mes pensées. Incontestablement je préfère le polar.
Je ne me force pas à écrire. Je laisse venir l'envie ou plutôt le besoin de le faire. Je vais parfois me réveiller la nuit pour mettre sur le papier les mots qui frappent mon crâne. Je dirai que j'ai une écriture instinctive.
Je me sens à l'aise à la première personne du singulier mais dans mes polars j'utilise évidemment la troisième personne du singulier.
L’exercice est différent et cela dépend en fait du texte.
En bon Marseillais je citerai Marcel Pagnol mais il y en a tant d'autres.
J'affectionne particulièrement Boris Vian. J'ai lu quatre fois son roman : « J'irai cracher sur vos tombes ».
Ce que j'aime dans les personnages de roman ce sont leurs caractéristiques psychologiques. J'aime beaucoup que le lecteur se retrouve dans tout ou partie d'un personnage, qu’il se dise : « tiens je ne suis pas seul à être comme cela, à souffrir de cela … »
Mes premiers livres parlaient de moi, mais aujourd'hui, dans mes romans, je crée mes personnages en m'inspirant de moi-même et de mon entourage. J'ai tellement croisé dans ma carrière de flic des personnages atypiques que je ne manque pas de ressources et d'inspiration.
J'écris avant tout pour combattre les démons qui me rongent et pour parvenir à écrire ce que je ne parviens pas à dire.
Les avis positifs me font plaisir mais ne m'aident pas. C'est bien dans l'échec que l'on progresse mais les avis négatifs me blessent. En fait la critique négative me dessert.
Oui je fais lire à ma femme mais je ne supporte pas qu'elle n'aime pas.
Je ne tolère la critique que de deux personnes avec lesquelles je travaille, un ami qui écrit aussi et mon agent littéraire.
Non je ne peux pas respecter de calendrier car comme je l'ai dis plus haut je ne maîtrise pas mon écriture. Je dois en ressentir l'envie.
Rien, je dois être seul et dans le silence.
J'écris bien sûr sur mon écran d'ordinateur, je n'imprime que rarement et je me relis que très peu. J'écris très vite lorsque je suis inspiré et il faut que je « crache » ce que j'ai à dire.
Mon premier éditeur a été placé en liquidation judiciaire et je n'ai donc reçu aucun droit d'auteur malgré les belles ventes de mon premier livre. Ensuite j'ai rencontré de tout comme dans la vie de tous les jours. Une chose est certaine c'est que c'est rarement l'auteur qui est gagnant dans l'échange avec un éditeur.
J'ai terminé un polar et j'en ai commencé un deuxième. C'est l'histoire d'un flic torturé qui va enquêter sur une affaire criminelle dont il est en fait l'épicentre et la véritable cible du tueur. Il se déroule à Marseille et on y trouvera aussi de belles scènes érotiques…
Les gens lisent de moins en moins et je le déplore. Je souhaiterai trouver la solution pour que les gens ne quittent jamais leurs livres.

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