mercredi 19 août 2015

L'interview de Lise-Marie Lecompte

C’est déjà très gentil de m’accorder « la parole » :)
Tout a dû commencer au moment de commencer à compiler mes quelques connaissances des sciences occultes dans mon Grimoire personnel, et personne d’autre que moi ne le lisait. Ensuite, j’ai intégré l’équipe journalistique d’un forum en ligne pour lequel je rédigeais un article par moi : critiques de livres, interviews d’auteurs, mais aussi des textes informatifs et ma toute première nouvelle. Alors là, les lecteurs n’étaient autres que les membres du site qui avaient alors accès à ces documents. Et puis, j’en suis arrivée à écrire mon tout premier livre à être publié : « Encyclopédie des Plantes et Pierres Magiques et Thérapeutiques », aux Éditions Trajectoire.
En un mot : l’imaginaire. C’est l’histoire qui m’intéresse au moment de choisir un livre en librairie. De préférence de celles où le fantastique a sa place. Sinon, je ne demande qu’à être surprise par une bonne intrigue qui soit bien menée du début à la fin, sans qu’elle ne finisse par retomber comme un soufflé sorti trop tôt du four.
En fait, je n’ai pas vraiment de processus créatif… Ce qui arrive le plus souvent avant de me mettre à écrire, c’est de relire ce qui a été rédigé la veille et de revoir le plan général du roman, pour vérifier si la ligne générale est suivie. Cette remise à niveau étant faite, je continue sur ma lancée, à raison d’au minimum 1.000 mots par session d’écriture.
Ces deux modes narratifs ont autant leurs points forts que faibles. Le plus important étant de déterminer lequel serait le plus pertinent pour raconter une histoire. Tout dépend du narrateur à qui ont donne la parole. En général, j’aime mieux la 3ème personne, sous la forme d’un narrateur omniscient. Par contre, pour une histoire plus intimiste, j’aime mieux laisser l’un des personnages raconter tout ce qu’il en vit. Donc, la 1ère personne est privilégiée.

Difficile de ne pas mentionner celui qui pourrait être considéré comme étant le « père spirituel » de bon nombre d’écrivains de ma génération : Stephen King :) Sinon, j’ai beaucoup d’estime pour le collectif d’auteurs de la Ligue de l’Imaginaire.
C’est ce qui permet au lecteur de s’identifier à lui, ou du moins à le rendre au plus proche des gens qui suivront son histoire et/ou ses aventures. Quelqu’un de parfait dont la vie s’écoulerait comme un long fleuve tranquille non seulement n’existe pas, mais n’aiderait en rien à amorcer un roman intéressant. Bien au contraire, on n’attendrait que tout parte en vrille pour qu’il se passe (enfin) quelque chose d’excitant. Personnellement, je n’ai pas de méthode précise pour créer mes personnages. C’est un peu comme si chacun avait son mot à dire quant au déroulement de l’histoire à laquelle ils vont avoir à faire face. Parfois ils suivent bien gentiment mes directives sans trop rechigner, et parfois ils n’en font qu’à leur tête. Ces petits sacripants ^_^ Mais cela donne aussi des résultats assez intéressants. Ils me donnent ainsi des éléments ainsi que des pistes scénaristiques auxquels je n’aurais sans doute jamais pensé.
Certains écrivains composent leurs textes expressément pour quelqu’un. Une espèce de « Premier Lecteur » qui leur donnera son avis sur leurs œuvres. De mon coté, j’écris pour le lecteur qui aura la curiosité de m’emboiter le pas à travers un roman. Sans idée préconçue d’aucune sorte, ni attachement à un genre littéraire aux espaces prédéterminés. Quelqu’un qui saura apprécier les mélanges de genres et qui se laissera volontiers surprendre au fil de l’intrigue.
Tant qu’il est constructif, un avis quel qu’il soit a toujours beaucoup à apprendre à un écrivain. Le plus important étant d’expliquer le pourquoi de tel ou tel propos. Pour l’anecdote, il m’est déjà arrivé de recevoir une critique plus qu’acerbe liée à la publication en 2010 de mon tout premier livre, Encyclopédie des Plantes et des Pierres. Il m’aura fallu un peu de temps pour en digérer l’impact avant d’en réaliser le bien fondé qui en était la base. Par la suite, j’ai contacté son auteur qui, après s’être excusé de la virulence excessive de son propos, a accepté de nouer le dialogue sur ce que j’avais tenté de faire avec ce livre, et en quoi j’avais fait preuve de maladresse. Au final, cette expérience a été très instructive sur la façon que les lecteurs pourraient percevoir mon travail, et que leur angle de lecture ne correspondrait sûrement pas à mon angle d’écriture. Du coup, j’écris pour me faire plaisir au moment du 1er jet, mais le manuscrit est ensuite retravaillé pour qu’il soit lisible pour les lecteurs.

C’est toujours une bonne chose que de présenter quelques-unes de ses idées à son entourage le plus proche, afin d’en recueillir quelques opinions ou mêmes idées souvent amusantes et intéressantes. Bien sûr, il n’est pas nécessaire de les assommer avec une avalanche de détails qui risquent autant de les ennuyer que d’avoir un effet « spoiler » néfaste à leur curiosité à lire le livre une fois qu’il sera terminé. Il est déjà arrivé qu’un collègue de travail m’aide à surmonter une panne d’écriture concernant le Tome II de la « Trilogie Draconia », sur laquelle je suis en train de travailler. Alors que j’étais bloquée sur une situation qui devenait plus que problématique pour mon personnage principal, je ne savais absolument pas comment poursuivre ! Du coup, sans trop en dire non plus, j’ai évoqué ce blocage à mon collègue qui, d’une simple suggestion, m’a fourni une solution très simple, mais tout aussi riche en rebondissements et retournement d’intrigue. Bon… je ne vous en révèlerai pas plus non plus, mais comprenez juste qu’avec une simple idée, on peut se sortir de bien des situations qui pourraient nous sembler obstruées.
Absolument pas… et c’est bien là que le bât blesse.
De musique :) Des bandes originales de films ou d’animes japonais, histoire de se créer une bulle dans laquelle laisser jaillir les idées et autres images qui pourraient vouloir chercher à se manifester. Sans compter que c’est un très bon rempart contre la « réalité » du monde extérieur. Je suis fan aussi des compositions de « Two Steps From Hell » et de « Thomas Bergersen » dont le nouvel album passe en boucle parfois.
Je prends parfois des notes sur un carnet, puisque j’essaie de tenir une espèce de carnet de bord pour chaque roman. Sinon, j’écris sur traitement de texte, à raison d’un minimum de 1.000 mots par session. Après avoir mis en gras la dernière phrase écrite la veille, j’écris la suite, et il suffit de surligner le travail du jour pour savoir si le quota a été respecté. Petit à petit, les phrases deviennent chapitres qui, une fois réunis, forment les trois parties d’un roman.
Par mes livres ésotériques, je suis publiée par le « Groupe éditorial PiKtos », ce qui comprend les « Éditions Trajectoire » et « Grancher ». Grâce à cette équipe, j’ai pu connaître la joie de voir mes ouvrages dans les rayons des libraires. Sinon, mes œuvres de fictions ont été accueillies par les « Éditions Valentina », dont les livres ne sont vendus que via Internet. Que ce soit en livre imprimé ou en publication numérique. Mais bien avant ça, j’ai eu ma part de lettres de refus quand, à mes tous débuts, j’avais naïvement espéré que mon premier roman serait accepté dans une grande maison d’édition :) Bien sûr, ça m’est passé… et je suis aujourd’hui heureuse d’avoir été choisie pour rejoindre le catalogue de chez « Valentina ». J’ai hâte de leur faire lire mon nouveau roman.

Et bien justement, je ne travaille pas sur un, mais plusieurs projets. Il y a bien sûr le Tome II de « Draconia », mais ensuite j’aimerais marquer une petite pause le temps d’étoffer et de peaufiner un recueil de nouvelles qui compte déjà une dizaine de textes. Dont la première qui a été écrite en 2006, alors que j’étais encore Journaliste pour un site ésotérique pour lequel j’écrivais en moyenne un article par mois (critique de livre, interviews d’auteurs, mais aussi des textes informatifs). Suite à quoi je travaillerai sur le Tome III de « Draconia ». D’autres idées de romans me titillent déjà, comme un roman fantastique qui me suit depuis des années maintenant, mais aussi une toute autre histoire qui implique deux romanciers que tout séparent et qui vivront une aventure littéraire hors du commun. Je pense aussi à un nouveau livre ésotérique en rapport avec mes « premières amours » dans ce domaine : le Tarot Divinatoire. D’ici là que je vienne à bout de ceux-là, il y a fort à parier que d’autres projets se seront invités à la danse.  
Depuis le 9 mars dernier, mon nouvel ouvrage a été publié. Il s’agit du « Coffret des Pouvoirs Magiques des Pierres », aux « Éditions Trajectoire ». Comprenant un livre explicatif de 144 pages et d’une pochette contenant huit pierres roulées, c’est l’idéal pour quiconque souhaiterait s’initier aux vertus spirituelles des minéraux. Parce que les pierres et cristaux ont énormément à apporter à qui s’intéresse à leurs vertus, et qui cherche à s’harmoniser avec elle, pour une vie meilleure. Leur magie nous touche tous…
https://www.facebook.com/pages/Lise-Marie-Lecompte-Auteure/279840898726859?fref=ts http://lecompte.lise-marie.over-blog.com/

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