mercredi 21 janvier 2015

L'interview de Lucille Bisson

 
 
Bonjour et merci d’accepter de répondre à ces quelques questions
C’est un plaisir. Je me sens privilégiée d’avoir été sélectionnée pour faire cette entrevue. Ça me touche beaucoup.
Comment as-tu commencé à écrire? Qui te lisait au début ?
J’ai toujours écrit… pour moi, pour me ressourcer, souvent pour vider le trop-plein d’émotions qui m’habitait. J’ai aussi écrit pour les autres… lettres, hommages, des textes de toutes sortes. Les mots font partie de ma vie depuis que je sais écrire.
Quel est ton genre favori ?
Les romans. Ceux qui savent exploiter l’imaginaire, qui font réfléchir, qui alimentent les rêves.
Quel est ton processus créatif ? Qu’arrive-t-il avant que tu ne t’asseyes à écrire ?
L’histoire prend forme dans ma tête. Elle se dévoile lentement, un personnage à la fois. Elle peut y rester (dans ma tête) longtemps avant de prendre vie sur papier. Ensuite, l’histoire sort par vagues et s’écrit au rythme de mes émotions.
À quelle personne es-tu le plus à l’aise : à la première ou à la troisième personne ?
La troisième. On peut explorer davantage l’histoire. J’ai aussi un projet où j’ai deux narrateurs qui racontent chacun leur tour, au je, leur histoire. J’aime bien aussi.
Quels écrivains admires-tu le plus ?
Depuis quelques années, mes lectures sont principalement d’auteurs québécois. J’ai découvert des styles différents, intenses et révélateurs. Je pense à Marie Potvin, à Sophie-Luce Morin, à Sylvie Ouellette, à Sylvie Gaydos et à Mylène Gilbert-Dumas. Et il y en plusieurs autres. C’est fou le talent qu’il y a au Québec.
Qu’est-ce qui rend crédible un personnage ? Comment crées-tu les tiens ?
Sa véracité, son intensité, son honnêteté, sa folie (au sens propre et au sens figuré).
Au plus profond de ta motivation, pour qui écris-tu ?
Pour moi, pour l’enfant intérieur qui a attendu d’avoir 50 ans avant d’oser se mettre au travail. J’écris parce que j’ai ce désir ardent de vouloir faire connaître mes mots.
Les avis (négatifs ou positifs) des lecteurs te servent-ils ?
Oui, absolument… dans les deux cas. Et je crois que tout auteur qui se respecte doit tenir compte de l’avis de ses lecteurs.
Partages-tu tes projets d’écriture avec une personne de confiance afin d’avoir son opinion ?
Oui. J’ai la chance d’être entourée de plusieurs « bêta-lecteurs » qui m’aident à m’améliorer. Je crois que c’est capital pour un (e) auteur(e) d’être bien entouré(e).
T’imposes-tu une discipline, en termes de calendrier, d’objectifs etc. ?
Ah ! le gros mot… discipline. C’est en fait ce qui me fait le plus défaut ! Je n’ai aucune discipline. J’essaie de travailler sur cette faiblesse afin de la remédier… mais voilà ! La discipline n’y est pas…
De quoi t’entoures-tu quand tu écris pour favoriser ta concentration ?
La musique. Je suis toujours entourée de musique quand j’écris. De la musique soft, sentimentale, douce. C’est un must.
Écris-tu sur écran, imprimes-tu souvent, corriges-tu sur papier? Quel processus suis-tu ?
J’écris uniquement à l’ordinateur. J’imprime uniquement pour faire lire mes premiers jets à des proches afin d’avoir un premier avis. Je corrige à l’écran… en écoutant de la musique.
Quelle a été ton expérience avec les maisons d’édition ?

J’ai publié mon premier (et unique) bouquin à compte d’auteur. J’ai aimé l’expérience pour la rapidité d’exécution… et disons-le, pour les profits qui sont plus avantageux qu’avec un éditeur conventionnel. Mais la face cachée de ce genre d’édition est qu’il faut y mettre beaucoup de temps, d’énergie, de démarches pour se faire connaître. Heureusement, à l’heure des médias sociaux, ce fut plus facile. Mais je vise de me faire publier chez un éditeur conventionnel pour mes prochains bouquins.
Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?
Je travaille sur trois projets : un conte pour adultes, un roman jeunesse et un roman qui se déroule dans un Québec profond des années cinquante.
Le dernier mot est pour toi…
Merci beaucoup de m’avoir donné la chance de faire ce bilan et ainsi me confirmer que je vis vraiment une belle expérience avec l’écriture. Je suis dans mon élément. Il ne me reste qu’à acquérir la discipline et surtout la patience qu’il faut pour persévérer dans ce milieu. Merci… vraiment !
Merci de t’être livrée à moi et aux lecteurs (acquis où en devenir)

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