mercredi 28 janvier 2015

L'interview de Christine Béchar


Bonjour et merci d’accepter de répondre à ces quelques questions
C’est moi qui te remercie de me donner l’occasion de m’exprimer ici.
Comment as-tu commencé à écrire? Qui te lisait au début ?
Cela s’est fait sous une impulsion, à une époque où je lisais peu et exclusivement le genre policier. Il est donc étonnant que je me sois lancée dans cette aventure avec une romance fantastique. Le Young Adult est moins surprenant puisque mes filles étaient adolescentes à l’époque. Je crois qu’inconsciemment, je me suis posé beaucoup de questions. Des souvenirs ont refait surface sans même que je m’en rende compte. Ce n’est qu’à la relecture du 1er tome de MADRUGADA, que j’ai réalisé à quel point ma propre jeunesse a influencé le récit.
Quel est ton genre favori ?
La romance, sans hésitation… que j’écrive du fantastique, du contemporain, un thriller, du SF, j’adore ça… Tu trouveras même un brin de romance dans ma nouvelle policière LA BÊTE DU BOIS DE BOULOGNE.
Quel est ton processus créatif ? Qu’arrive-t-il avant que tu ne t’asseyes à écrire ?
C’est très différent d’un livre à l’autre. Chaque ouvrage a sa genèse.
Beaucoup de facteurs se sont réunis pour me donner envie d’écrire, la toute première fois. Ma principale motivation au départ : m’occuper l’esprit. Une fois lancée, impossible de m’arrêter. Ce fut le début de mes aventures avec Lilly et MADRUGADA.
Je me suis tellement attachée aux personnages d’À L’AUBE DU JOUR, que j’ai été incapable de m’en défaire. J’estimais en outre qu’il me restait quelques explications à donner. J’ai donc écrit LA LÉGENDE qui apparaît relativement tôt dans le second tome. J’avais un début, et je connaissais la fin, mais j’ai souvent douté d’être en mesure de remplir 400 pages entre. À la moitié du livre, je suis partie sur les chapeaux de roue. Au final, il est mon préféré. Je suis donc très contente de ne pas avoir abandonné.
Mon troisième roman, AU SEUIL DE L’INSTANT est une romance dramatique pour adultes, avec un homme pour narrateur. L’idée m’est venue suite à une discussion animée avec ma fille, alors que je venais tout juste de finir le tome 2 de MADRUGADA.
LA PROPHETIE fut une envie à laquelle je n’ai pu résister. Je ne donnerai pas la raison, car il me faudrait trop en dire sur LA LÉGENDE.
J’ai ensuite fait une longue pause pour me consacrer à l’édition, écrivant de temps à autre des nouvelles. J’ai fini par ressortir l’une d’entre elles qui me titillait, pour en faire un roman, ZONE 4, qui sortira bientôt aux Éditions Rebelle.
À quelle personne es-tu le plus à l’aise : à la première ou à la troisième personne ?
À la première, sans hésiter, car cela me permet de mieux me mettre à la place du personnage. Je m’amuse beaucoup quand il s’agit d’un homme.
ZONE 4 est le seul roman écrit à la 3ème personne, car je ne voulais pas dévoiler tout ce qui se passe dans la tête des protagonistes.
Ma nouvelle LA BÊTE DU BOIS DE BOULOGNE est également à la troisième personne, sinon j’en aurais probablement fait un roman…, mais je crois que le sujet était trop noir pour moi. Je préfère la romance aux meurtres en série.
Quels écrivains admires-tu le plus ?
Mon auteur préféré en romance fantastique est J.R. Ward. Chez Rebelle, j’ai découvert Sophie Jomain. J’ai bien aimé les Étoiles de Noss Head, mais je compte en découvrir plein d’autres. Ma Wishlist s’allonge de jour en jour. Sinon, j’adore Guillaume Musso, car j’aime être surprise ; mais je préfère encore plus surprendre, d’où mon faible pour AU SEUIL DE L’INSTANT.
Ma grande découverte en 2014 fut, je pense, Jojo Moyes.
Qu’est-ce qui rend crédible un personnage ? Comment crées-tu les tiens ?
J’essaie de mes mettre dans leur peau, tout simplement.
Au plus profond de ta motivation, pour qui écris-tu ?
Pour moi. Au départ j’ai considéré l’écriture comme une thérapie. Écrire me fait du bien, même quand ça fait mal. Je dois être un peu masochiste, puisque mon roman préféré est LA LÉGENDE, alors que rédiger sa fin m’a carrément rendue malade. J’ai longtemps écrit rien que pour moi et ma sœur ; je suis donc contente de constater que je parviens à faire vibrer des lectrices, et qu’elles aiment tellement ce que je fais, qu’elles me réclament des suites. Il y a donc des chances que je consacre une grande partie de mon temps à de nouveaux tomes en 2015.
Je n’ai qu’un seul regret, que ma mère n’ait jamais pu me lire.
Les avis (négatifs ou positifs) des lecteurs te servent-ils ?
Beaucoup, les uns comme les autres. Les négatifs me permettent de m’améliorer, les positifs – heureusement beaucoup plus nombreux – me confirment que je suis sur la bonne voie et me font avancer. J’ai beaucoup de retours très touchants, notamment en ce qui concerne LA LÉGENDE et AU SEUIL DE L’INSTANT. Une chronique émouvante ou le message privé d’une lectrice, qui me dit avoir été très remuée, sont de véritables récompenses.
Partages-tu tes projets d’écriture avec une personne de confiance afin d’avoir son opinion ?
En cours d’écriture, je ne le fais plus. Cela avait été le cas pour les 2 premiers tomes de MADRUGADA. Le premier, car mon excitation était très grande, il me fallait absolument avoir un avis. Ma sœur s’est laissé séduire, me disant de ne surtout pas m’arrêter, qu’elle adorait. Quand j’ai douté de moi en écrivant le second tome, je lui ai demandé de lire le début. Elle ne pouvait comprendre mes craintes, car elle le trouvait tout aussi bon que le premier, sinon meilleur. Alors je la remercie de tout mon cœur de m’avoir encouragée à persévérer.
Quand j’ai fini d’écrire une histoire, je la fais généralement lire par une ou deux personnes.
T’imposes-tu une discipline, en termes de calendrier, d’objectifs etc. ?
J’aimerais dire « non » en ce qui concerne le calendrier et les objectifs, car j’ai horreur de ça. Malheureusement, je dois constater que parfois il n’est pas possible de faire autrement. Mais je n’ai pas besoin de me discipliner pour me mettre au travail. Bien au contraire, je dois plutôt me rappeler à l’ordre, en me souvenant que d’autres tâches m’incombent, car quand j’écris, j’ai tendance à oublier tout le reste.
De quoi t’entoures-tu quand tu écris pour favoriser ta concentration ?
De café… de café… et encore de café. Il m’aide à me concentrer. Quand je tisse une histoire, je suis bien souvent tellement plongée dans mon travail que j’en oublie même de manger. Je suis heureuse de ne plus fumer, car sinon je serais obligée de tout griffonner sur une feuille dans un premier temps, car j’aurais en permanence une cigarette dans la main gauche. Il serait donc très difficile d’écrire avec dix doigts dans de telles conditions.
Écris-tu sur écran, imprimes-tu souvent, corriges-tu sur papier...? Quel processus suis-tu ? 
Je tape directement mon texte, mais j’effectue toujours des corrections sur papier. Pas toutes, mais il en faut. Je ne le faisais pas au début, mais je me suis rendu compte qu’on passe sur beaucoup plus de fautes quand on ne corrige qu’à l’écran. Je crois que la relecture est un apprentissage. Je découvre des erreurs et maladresses qui m’auraient échappé il y a quelques mois encore. D’un autre côté, quand on corrige pendant des heures, au bout d’un moment, on commence à fatiguer. Le travail de correction exige une haute concentration. Quand elle n’est plus telle qu’elle devrait être, il vaut mieux s’arrêter et reprendre le lendemain, à tête reposée. Il est primordial d’avoir un correcteur, car un auteur a tendance à vouloir parfaire son texte et chaque modification peut entraîner une nouvelle coquille. En ce qui me concerne, détecter les fautes de frappe n’est pas mon fort, j’ai tendance à lire non pas ce qui est tapé noir sur blanc, mais ce que j’ai voulu écrire, d’où l’importance d’un bêta-lecteur.
Quelle a été ton expérience avec les maisons d’édition ?
Elle fut longue et coûteuse, j’en ai tiré pas mal de leçons, mais je ne veux pas me plaindre, car j’ai la chance d’avoir signé avec les Éditions Rebelle pour deux romans, AU SEUIL DE L’INSTANT paru en 2014 dans la collection Opalène et ZONE 4, une romance SF qui doit bientôt sortir dans la collection Galactée.
Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?
Une romance contemporaine. Il s’agit d’une toute nouvelle histoire, mais je pense que l’année 2015 sera en grande partie réservée aux suites. J’ai promis à des lectrices d’y penser pour MADRUGADA. Et dernièrement, trois chroniqueuses me disaient que je devrais faire des polars avec l’héroïne de ma nouvelle LA BÊTE DU BOIS DE BOULOGNE. Personnellement, comme j’ai relu ZONE 4 tout récemment, j’ai très envie de faire une suite. On verra. Je ne peux pas dire ce que je ferai dans trois mois, je me laisserai inspirer par ce qui me trottera dans la tête à ce moment-là.
Le dernier mot est pour toi…
Je tiens avant tout à remercier mes lectrices – et mes lecteurs, moins nombreux mais ils existent :) – qui me restent fidèles quoi que je fasse : Young Adult, drame érotique à partir de 18 ans, policier et bientôt SF… car je ne doute pas que les fans de MADRUGADA seront enchantés de se laisser embarquer dans ce nouvel univers de métamorphes.
À celles qui ne connaissent pas mes ouvrages, je dis : Laissez-vous surprendre ! Qui a lu À L’AUBE DU JOUR n’a pas lu MADRUGADA. Qui a lu MADRUGADA n’a pas fait le tour de l’univers de Christine Béchar, loin de là.
Merci de t’être livrée à moi et aux lecteurs (acquis ou en devenir) 
C’est moi qui te remercie et je te souhaite beaucoup de succès avec tes livres.

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