mercredi 14 mai 2014

L'interview de Frédérique de Keyser

 
Bonjour et merci d’accepter de répondre à ces quelques questions.
Bonjour. Je t’en prie, j’y réponds avec plaisir.

Comment as-tu commencé à écrire? Qui te lisait au début ?
Je ne fais pas partie des auteurs qui écrivent depuis leur plus tendre enfance. Je crois toutefois que je portais cela en moi et que cela avait juste besoin de mûrir. J’ai commencé à écrire suite à une déception livresque, ce que l’auteur avait décidé pour ses personnages ne me convenant pas en tant que lectrice. Alors, je me suis lancé le défi de passer de l’autre côté de la plume et de voir ce qui en naîtrait.
Au tout début, personne ne me lisait. Une fois mon premier roman achevé, j’ai pris mon courage à deux mains et l’ai confié à deux amies. Mais j’ai attendu d’avoir écrit 4 livres avant d’en envoyer un chez des éditeurs.

Quel est ton genre favori ?
À écrire ou à lire ? Question lectures, actuellement, je lis essentiellement des romances, en tous genres, historiques, classiques, contemporaines, paranormales ou érotiques et des ouvrages traitant d’Histoire, de la langue française... ou de l’histoire de la langue française, des mots… Sans oublier, naturellement, des ouvrages ou textes ésotériques, hermétiques ou spirituels dans lesquels je me replonge régulièrement. Plus jeune, j’ai lu beaucoup de romans dit d’horreur (G. Masterton notamment), des policiers médiévaux (Ellis Peters, Paul Doherty et tous ses autres pseudos), les Patricia Cornwell, la plupart de romans d’Anne Rice, des choses plus classiques tels Dracula, Le Portrait de Dorian Gray ... Dans un genre totalement différent, j’étais et suis toujours d’ailleurs totalement fan des romans d’Élisabeth Peters.
Sinon, en ce qui concerne l’écriture, je suis fidèle à la romance quoi qu’il arrive. Qu’elle soit paranormale, historique et paranormale, paranormale et érotique, etc…

Quel est ton processus créatif ? Qu’arrive-t-il avant que tu ne t’asseyes pour écrire ?
J’allais dire : j’écris même lorsque je ne suis pas à mon bureau. En fait, c’est pratiquement ça. Des idées ne cessent de tourner dans ma tête, des nouvelles ou celles concernant mon projet en cours. Elles peuvent naître de tout et n’importe quoi. Un mot, une phrase, un article, une réflexion entendue ou mon humeur du jour peuvent me donner une idée. Voilà comment on se retrouve avec des post-it partout et des chemises remplies de pages avec des bouts d’idées en vrac…

À quelle personne es-tu le plus à l’aise : à la première ou à la troisième personne ?
Je serais tentée de dire que je suis plus à l’aise avec le vocatif. Mais le narratif me demande moins d’effort. Quoi qu’il en soit, je ne choisis pas réellement quel mode j’utilise, le choix s’impose pratiquement de lui-même en fonction de l’histoire que j’ai en tête.

Quels écrivains admires-tu le plus?
J’ai une fascination pour la plume de Poppy Z. Brite…

Qu’est-ce qui rend crédible un personnage ? Comment crées-tu les tiens ?
Son imperfection et qu’il soit cohérent.
D’une manière générale, je n’imagine et ne créée que les grandes lignes du caractère de mes personnages et leurs physiques avant de débuter un projet. Ils prennent vie avec l’histoire et l’intrigue que je leur impose ; elles leur permettent de se révéler au fur et à mesure. Même à moi.

Au plus profond de ta motivation, pour qui écris-tu ?
C’est une motivation tout à fait égoïste, j’écris avant tout pour mon plaisir.

Les avis (négatifs ou positifs) des lecteurs te servent-ils ?
Un avis négatif, à condition qu’il soit sincère et non pas gratuitement malveillant, a autant de valeur qu’un avis positif puisqu’il s’agit de l’avis intime d’une personne. Quant à leur utilité, les premiers vous rappellent que l’on ne peut plaire à tout le monde, les seconds que vous avez su toucher un lecteur.

Partages-tu tes projets d’écriture avec une personne de confiance afin d’avoir son opinion ?
Tout à fait, c’est essentiel selon moi. Et même plusieurs personnes.

T’imposes-tu une discipline, en termes de calendrier, d’objectifs etc. ?
Non. En revanche, je m’impose un emploi du temps journalier en termes d’écriture pure.

De quoi t’entoures-tu quand tu écris pour favoriser ta concentration ?
Café, chocolat et cigarettes (oui, oui, je sais…)

Écris-tu sur écran, imprimes-tu souvent, corriges-tu sur papier...? Quel processus suis-tu ?
J’écris sur écran et me relis le plus souvent de même. Il m’arrive toutefois d’avoir besoin d’une relecture sur papier, généralement pour des passages plus difficiles ou devant être retravaillés en profondeur.

Quelle a été ton expérience avec les maisons d’édition ?
Je dois avouer que j’ai eu de la chance, elle n’a pas été un parcours du combattant.

Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?
Sur beaucoup de choses à la fois. Enfin… Je viens de terminer une série de 5 « sucreries luxurieuses » (5 nouvelles érotiques mettant en scène certains des personnages secondaires de ma série Luxuria) et j’enchaîne avec la rédaction d’une seconde série de nouvelles historiques et sensuelles pour le tome 2 du Pyché d’Antéros mais mine de rien, je peaufine quelques futurs projets, dont une nouvelle saga vampire en 7 ou 8 tomes et un texte que j’avais écrit que je souhaite transformer en roman.

Le dernier mot est pour toi…
Ah, alors si le dernier mot est pour moi, je le dédie à mes lecteurs : Merci.

Merci de t’être livrée à moi et aux lecteurs (acquis ou en devenir).

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