samedi 13 janvier 2018

Interview 🎤 Abby Soffer




Interview réalisée le 04 janv. 2018
Bonjour et merci d’accepter de répondre à ces quelques questions
Merci à toi de m’offrir l’opportunité de faire parler de mon univers littéraire et heureuse de faire ta connaissance.

Alors c’est un sujet que je n’affectionne pas particulièrement, pas très intéressant je trouve… alors je vais faire succinct. J’ai vingt-huit depuis… quelques années déjà. Je suis comme pas mal de femmes la reine des multitâches et des casquettes que j’enfile au gré de mes rôles sociaux : maman, épouse, infirmière, amie fidèle… pour n’en citer que quelques uns. Pour maintenir mon équilibre, j’ai développé une addiction à la lecture et à l’écriture…. En somme, je suis comme la plupart des lectrices avec la casquette d’auteure en prime.
Ce qui me définit vraiment au-delà de mon quotidien, transparait dans chacun de mes livres par ce que je ne sais pas être autrement que vraie et authentique. Mes amies disent souvent que je suis un paradoxe à moi seule et j’aime assez cette idée.
Avant d’être édité(e), comment imaginiez-vous votre vie d’auteur(e) ?
En fait, je ne m’imaginais pas grand-chose, je suppose que la seule image à laquelle je me raccrochais correspondait à l’image que véhicule les médias. C’est plus la caricature de l’auteur sur lequel je m’étais vraiment attardée. Un (ou une) doux rêveur perdu dans ses pensées, obsédé par la peur de la page blanche…. Ça me fait toujours rire d’y repenser parce qu’au moins sur le dernier point, je ne suis pas si loin de la réalité.
Dans cette vie d’auteur(e), qu’est-ce que vous préférez ?
Ecrire, ça semble idiot dit ainsi, mais créer, donner vie à mes personnages, leur constituer un passé, un présent et un futur. Faire de leur vie une réalité. C’est ce que j’aime plus que tout.
Ensuite, j’aime le partager avec mes lectrices c’est exaltant.
Et que trouvez-vous le plus difficile ?
La communication, et la publicité. J’ai la sensation de devoir me vendre et je déteste cet aspect du métier.
Quand avez-vous pris la décision d’écrire votre première histoire ?
Pour moi, cela n’a pas été une décision consciente. J’ai toujours écrit dans mon esprit tout au moins. Je me suis inventé des milliers de scénarios et j’ai juste fini par osé les poser sur papier.
Être édité(e), rêve ultime ou aboutissement ?
Aucun des deux à vrai dire. C’est un rêve, dire le contraire serait mentir, mais c’est loin d’être l’ultime. Aboutissement, n’est pas non plus un terme qui me caractérise aujourd’hui…. Mais qui sait, il le deviendra peut être demain.
Comment voyez-vous votre avenir d’auteur(e) ?
Je ne me projette pas vraiment. Écrire fait partie de moi, au même titre que respirer, alors que je sois lue ou non ça ne changera pas vraiment ma perception du futur. Bien entendu, j’espère continuer à faire rêver mes lectrices encore longtemps, mais la vie m’a appris que rien n’est acquis alors je me remets sans cesse en question pour faire toujours mieux.
As-tu des rituels avant de te mettre Ă  Ă©crire et pour favoriser ta concentration ?
Je n’ai pas vraiment de rituel, la seule chose c’est l’isolement. Peut importe ma façon de m’y prendre, écrire c’est dévoiler son âme et je suis trop pudique pour le faire en public.
Tu es plutôt première ou troisième personne ?
Je n’ai pas pour habitude de rentrer dans une case, alors même si j’ai plutôt tendance à être dans le « je », je n’hésite pas à allier les deux…. La meilleure preuve reste l’utilisation des deux dans le tome ultime de ma série « Love in Dream ».
Comment crées-tu tes personnages ? Les laisses-tu s’imposer à toi ou les crées-tu en détail avant de commencer à les faire vivre dans ton histoire ?
En fait, il y a un peu de cela, et un peu d’autres choses. Leur histoire, comme la mienne, et celle des personnes lambdas, fait de nous ce que nous sommes sans pour autant nous définir. J’applique ce principe auprès de mes personnages pour me donner un point de départ. À partir de là, je respecte leur personnalité en les faisant évoluer dans leur monde.
Comment gères-tu les avis (négatifs ou positifs) ? Mais surtout, les utilises-tu pour améliorer ton histoire ?
Je suis heureuse que les gens prennent le temps de me découvrir. J’avoue que les avis mitigés m’atteignent bien plus qu’ils ne le devraient. J’écris avec mes tripes et se mettre à nu face aux lecteurs, c’est déjà difficile, alors avoir un retour négatif, c’est comme s’ils rejetaient une part de moi. Les avis positifs me font évidemment plaisir, mais la part exigeante en moi refuse de s’y attarder.
Niveau écriture, tu es plutôt écriture au feeling ou alors planning d’écriture ?
J’écris au feeling. Disons que j’ai le plan global de l’histoire en tête avec le début, les fins possibles et une ou deux scènes clefs.
Tu es plutĂ´t Ă©criture sur ordinateur ou Ă©criture papier/stylo ?
Les deux en fonction de mes possibilités du moment.
Si tu peux nous en parler, sur quel projet travailles-tu en ce moment ?
Sans trop m’étendre disons que je pense que mes lectrices devraient être surprises. Les projets en cours sont aussi singuliers, différents qu’originaux, autant dire que la page blanche n’est pas pour tout de suite.
Premier souvenir d’enfance ?
Le balcon de mon arrière grand père où je jouais étant enfant. Il est mort quand j’avais trois ans, mais ce lieu reste ancré dans ma mémoire avec son sourire.
Première qualité ?
Je dirais mon franc-parler, mais c’est autant un défaut qu’une qualité parce qu’être honnête attire parfois la foudre.
Premier conseil aux apprentis auteurs ?
Un mot un seul…. OSER pour ne jamais regretter.
Premiers fans ?
Mon mari, mes enfants, mes amies. Ils sont là, à chaque étape…
Première dédicace ?
Je ne m’en suis toujours pas remise (rire…)
Premier livre ?
Les contes de Grimm…. J’adore encore aujourd’hui
Dernier livre lu ?
« With you » de Amélie C. Astier et Mary Matthews un vrai bon moment de lecture !
Dernière chanson écoutée ?
« Shape of You » de Ed Sheran, un délice pour les oreilles, comme chacun de ses titres. Mais j’avoue sans honte être fan des chanteurs français en tout premier lieu avec une affection toute particulière pour les auteurs à texte. Que voulez-vous, les mots c’est mon univers !
Dernier coup de gueule ?
Quand les sujets me tiennent à cœur, je suis plutôt du genre sang chaud. Le dernier en date je pense qu’il s’agissait de la détresse des personnels paramédicaux face au pouvoir public qui abuse de leur autorité pour donner un prix à la vie. Inadmissible ! Insupportable ! Ignoble ! Sang chaud j’ai précisé !!!!
Dernier achat livresque ?
« Étoile de brume » de « Lily Haime » enfin sous un pseudo différent ! (NDLR : Lily R. Davis) C’est actuellement une de mes auteures préférées.
Dernier compliment reçu ?
Heu Joker ! J’ai oublié !
Dernier fou rire ?
Repas entre amies, mardi dernier, où comme d’habitude elles ont trouvé le moyen de me faire piquer un fard avant d’éclater de rire tant je me sentais prude et ridicule. Je parle de sexe sans tabou, j’écris des scènes plutôt hots, mais je ne peux pas m’empêcher de rougir comme une écolière ! Allez comprendre !
Un animal ?
Un chien pour sa fidélité, un chat pour son indépendance et un éléphant dans un magasin de porcelaine pour sa maladresse.
Une chanson ?
« Tout le bonheur du monde » de Sinsemilia qui était la chanson de mon mariage avec l’homme le plus merveilleux de la terre.
Une ville ?
New York peut être parce qu’elle est la ville qui ne dort jamais !
Un pays ?
Le canada, froid à l’extérieur, mais tendre en profond sous la couche de glace.
Une saison ?
L’automne parce que c’est celle qui prépare en secret le renouveau et puis elle offre une palette de couleurs et d’émotions qu’elle est la seule à posséder.
Une devise ?
« Rien n’est jamais impossible », je me la répète comme un mantra dans l’adversité et « Réfléchir n’est pas une option », celle là est réservée à mes enfants quand ils ont décidé d’agir comme des « idiots ».
Une odeur ?
L’herbe fraichement coupée j’adore !!!!
Une couleur ?
Le violet, je ne sais pas pourquoi mais c’est de loin ma préférée.
Une fleur ?
Le camélia en référence à Jadde l’héroïne de mon premier roman.
Une date ?
Le 17 septembre, le jour du début de ma nouvelle vie, celle où ma vie ne s’est plus conjuguée en « Je » mais en « Nous ».
Échoué(e) sur une île déserte, je voudrais avoir ?
J’ai souvent réfléchis à cette question, allez savoir pourquoi. Mon côté pragmatique dirait un couteau, un silex et de quoi survivre au cas de force majeur. Mon côté rêveur dirait une bibliothèque bien garnie, une quantité suffisante de papier et des stylos… (On ne se refait pas) et mon côté pitoyable dirait… « Au secours, venez me chercher ». La solitude c’est sympa un moment, mais ma famille et mes amis me manqueraient trop.
One shot préféré (livre en 1 seul tome) ? Pourquoi ?
Je dirai « Clair-Obscur » de « Lily Haime ». Je l’ai lu et écouté une bonne dizaine de fois.
Saga préférée ? Pourquoi ?
« Outlander » anciennement appelé « Le chardon et le tartan », j’ai adoré les livres et la série est vraiment à la hauteur ! Et puis Jamie Fraser c’est de la bombe.
Héros livresque préféré ? Pourquoi ?
Mon mari ça compte ??? Aucun héros de roman même le plus émouvant n’a encore réussi à m’offrir ce petit truc en plus que m’offre mon quotidien.
Héroïne livresque préférée ? Pourquoi ?
J’ai beaucoup aimé l’héroïne de « Toi + Moi + Lui » le nom de l’auteur m’échappe (NDLR : Tijan), mais son personnage principal est sublime, sarcastique et forte, fleur bleue sans être ridicule.
Couple livresque préféré ? Pourquoi ?
Beaucoup m’ont touchés, émus, énervés ou émoustillés et je dis volontiers que je suis tombée sous le charme de certains, mais impossible de n’en choisir qu’un seul.
Auteur(e) préféré(e) ? Pourquoi ?
Je l’ai déjà dit, « Lily Haime » est en haut de la liste, mais j’adore le style de nombreux autres auteurs, « Amheliie et Maryrhage » que j’ai récemment découvertes ont rejoint mes auteurs préférés tout comme « Colleen Hoover » ou « Brittainy C. Cherry ». J’aime aussi beaucoup le travail de « Lorène Manarrini » qui n’a jusque-là publié qu’une nouvelle, mais avec qui je prépare une sublime histoire.
Combien de livres dans votre bibliothèque ?
Beaucoup trop d’après mon mari, pas assez selon moi. Environ 900… À vous de juger !!!
Une vie sans livre, c’est…
Comme une nuit sans rĂŞve, fade et insipide.
Donnez-moi vos 7 mots préférés et expliquez votre choix
1. Vie : C’est un cadeau dont on comprend la valeur que le jour où on a failli la perdre.
2. Famille : parce qu’ils sont l’essence même de notre force notre courage, notre obstination. Sans eux, je n’aurais pas trouvé la force de me battre pour mes rêves.
3. Sourire : C’est une capacité qui semble ridicule et évidente, mais c’est selon moi une action gratuite qui offre du bonheur et de la joie juste pour le plaisir de donner.
4. Partager : une nouvelle fois c’est un verbe, un échange, le don de soi et l’envie de vivre ensemble.
5. Amour : dois-je vraiment développer ??? C’est un mot qui se suffit à lui-même à mon avis.
6. Bonheur : c’est une émotion qui est si furtive si fragile qu’elle la rend précieuse et c’est certainement pour cette raison que j’aime ce mot.
7. Plaisir : Il est super et sexy, je trouve !!!!
Livre papier et/ou numérique ? (lecture)
Beaucoup numérique parce que mon amant (Yann ma liseuse) ne me quitte jamais !!!! J’aime le papier mais pas toujours simple d’emporter son pavé de 500 pages !
Cahier et/ou ordinateur ? (Ă©criture)
Ordinateur, en premier, pour ne pas perdre de temps à retranscrire, mais j’adore poser les premiers mots d’une histoire sur papier !
Musique ou pas ? (lecture)
Pour la lecture, c’est le silence qui prédomine. C’est un moment de calme et de recueillement pour moi.
Musique ou pas ? (Ă©criture)
Cela dépend du lieu où j’écris. Si je suis dans le petit café où j’aime écrire, j’ai la musique pour me couper du monde. Si je suis à la maison c’est inutile.
Thé ou café ?
Les deux… même si je suis une accro à la caféine avant tout !
Matin, après-midi, soir ou nuit ? (lecture)
Et bien, en fait je suis du matin, de l’après midi, du soir et de la nuit. Dès que j’ai un moment de libre, j’ai un livre à la main.
Matin, après-midi, soir ou nuit ? (écriture)
C’est un peu pareil, l’inspiration n’est pas un truc que l’on peut mettre en cage.
Bibliothèque, librairie, bouquiniste, brocante ou grande surface ? (achats livresques)
Partout où je peux dénicher de bonne affaire !
Le dernier mot est pour toi…
Une immense merci de m’avoir proposé cette interview. J’ai passé un super moment en ta compagnie, j’espère que nous aurons d’autres occasions pour papoter. Merci aux lectrices qui ont pris la peine de me découvrir, j’espère que vous passerez un moment d’évasion dans mon univers livresque décalé.

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