mercredi 9 septembre 2015

L'interview de Erwan-David Shane


Bonjour et surtout merci à toi.
Oulala (rire). J’ai commencé à écrire quand j’étais très jeune. Je me souviens, j’étais plutôt solitaire et n’avais pas vraiment les même goûts et intérêts que les autres, mais je m’en foutais. A l’âge de 10 ans, je commençais à entrevoir une histoire, en me basant sur les jeux de loup-garou que je faisais avec mon petit frère. C’était encore brouillon, mais j’y réfléchissais souvent. J’imaginais tout le temps mon histoire à venir. Je me faisais souvent disputer à l’école et ailleurs, car pour eux je rêvassais tout le temps, mais en fait non, j’inventais un univers.
Entre temps, j’avais commencé à écrire une histoire, entièrement à la main. Je ne l’ai jamais finie, mais c’était une sorte de série, que j’ai écrite jusqu'à 6 saisons. Je la garde en souvenir de mes débuts.
Le fantastique.
Avant de commencer à écrire, il faut que j’imagine l’histoire dans ma tête afin de lui donner vie. Au fil du temps, tout se monte petit à petit, comme si je vivais cette histoire. C’est important pour moi de savoir où je vais, car ainsi, quand je commence l’écriture, j’ai déjà matière à travailler. Il suffit juste que je couche sur Word ce que j’ai déjà vécu de mon roman et après le déroulement devient logique.
Je suis très à l’aise avec la troisième personne. Je me sens bien. Mais j’aime beaucoup la première personne, car ça permet au lecteur de devenir un peu le héro. Le « je » n’est pas facile à employer, mais avec le temps et un peu d’exercice, on y arrive.
J’en admire plusieurs, de par les univers qu’ils ont créés, comme je le fais moi aussi avec « Lunéas » : C.S. Lewis ; J.R.R. Tolkien ; J.K. Rowling ; Anthony Horowitz.
J’aime quand un univers est grandiose, créé de toute pièce en se basant sur des choses ou monstres déjà existant. Je prends le même chemin avec ma saga « Lunéas ».
Ce qui le rend crédible et ce qui crée les liens, c’est de façonner un personnage en se basant sur quelqu’un que l’on connait déjà. C’est comme ça que je crée le plus souvent les miens, une façon de ne pas oublier ceux que j’ai connu.

Au plus profond de ma motivation, j’écris pour moi. Cette saga évolue dans ma tête depuis 20 ans déjà. J’ai seulement commencé à l’écrire en 2004. J’use beaucoup des moments ou autre de ma vie personnelle pour aider mon univers à se construire, et c’est ce qui en fera la force. Chaque livre se verra représenter des moments vécus, mais de façon romancée. Pour expliquer cela, il existe un terme, celui de la résilience : c'est l'aptitude d'un individu à se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit de circonstances traumatiques. En gros, il faut comprendre que je me suis construit tout seul, ou presque, en me protégeant dans un monde magique. Un monde que je développe aujourd'hui dans mes livres, mais tout en gardant une mémoire évolutive, c'est à dire, sans me laisser déborder par les traumatismes du passé, mais sans les oublier.
Oui, ils me servent tous. Pour le tome 1 de « Lunéas », il existait une première version, que j’ai entièrement retravaillée en prenant en compte les avis négatif à l’époque, même s’ils ne me plaisaient pas. J’ai mûri depuis, et je prends la critique avec plus de recul, sans vraiment en tenir compte, car cet univers est avant tout le miens. Je ne fais, ensuite, que le partager. Qu’on n’aime pas, cela m’est égal, on ne peut pas plaire à tout le monde. Après, quand on critique les erreurs, ben ma fois, j’ai envie de dire que personne n’est parfait. Je ne cherche pas à me faire de l’argent avec mes livres, et c’est pour ça qu’ils ne coûtent presque rien à l’achat. Je recherche avant tout le partage.
Non, pas vraiment. J’en parle vite fait avec certains pour leur dire, mais sinon, le gros du projet, non. Je le garde secret, jusqu’à ce que la trame soit complète dans ma tête.
Alors ça, non. Écrire, ne doit pas devenir un exercice commercial. Je veux rester maître de mes œuvres et les travailler en fonction de mes humeurs et de mon inspiration. Je ne pourrais pas m’obliger à tenir un calendrier, me donner une dead-line ou avoir des objectifs. J’en perdrai toute la magie, et ça, je ne veux pas. J’ai besoin de vivre mes histoires, j’ai besoin qu’elles me transportent quand j’en ai utilité, sinon, pour moi, écrire perd tout son sens. D’ailleurs, je voyage pas mal, d’une pendant mes vacances, mais aussi, j’use de ces expéditions pour augmenter mon inspiration et écrire dans des lieux somptueux, que certains de mes lecteurs sont déjà allés visiter. J’ai besoin de vibrer pour coucher sur papier cette saga qui flotte dans mon esprit.
Pour favoriser ma concentration, je m’allonge sur mon lit, dépose mon Pc sur mes genoux, après avoir préparé dicos et tout autres livres pouvant servir, je mets une musique de fond représentant bien l’ambiance de se que je compte écrire et voilà. Je coupe tout le reste.
Je suis tous les processus possible. J’écris sur ordi, ça m’arrive d’imprimer les documents pour des correcteurs. Je corrige souvent sur Word, mais une correction papier est aussi souvent très bien.
Elle fut nulle et j’en dirai pas plus. Juste je dirai, que ma saga, je ne la vendrai pas pour signer un contrat afin d’en faire du pure commerce.

Ma saga « Lunéas ».
Je remercie tous mes lecteurs qui me font confiance dans cette aventure magique, qu’ils soient du Portugal, de France, d’Angleterre, de Belgique, du Canada, du brésil ou de la Corée : je les remercie tous, car grâce à eux, ma saga vit sur différents continents. Et aussi merci à toi pour cette interview.

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